Renée Gosselin dirige la destinée du Loews Concorde.
Renée Gosselin : une femme comblée par sa carrière en hôtellerie
Cette semaine, j’ai eu le plaisir de rencontrer une femme exceptionnelle. Renée Gosselin est directrice générale de l’hôtel Loews Concorde, à Québec. Les minutes passées en sa compagnie furent des plus agréables et je vais tenter de vous résumer notre conversation, tout en espérant vous la faire connaître un peu mieux.
Québec Hebdo - Êtes-vous résidente de Québec depuis toujours?
Renée Gosselin - «Je suis originaire de Québec. Je suis une petite fille de Limoilou. Née à Saint-Fidèle, j’ai grandi à Sainte-Foy. J’adorais les études et je me suis impliquée dans les activités parascolaires et sportives. J’ai toujours aimé le côté social, rencontrez les gens. Je trouve qu’on apprend énormément au contact des autres. Et puis, je déteste la routine. Après le Petit séminaire de Québec, où j’ai passé des années merveilleuses, je suis allée à l’Université Laval. J’ai réussi un bac général avec mineure en relations publiques et mineure en anglais, pour ensuite terminer avec un bloc en administration, management et marketing.»
QH - Est-ce que déjà, aux études, vous songiez à travailler dans l’hôtellerie?
RG - «Oui. Même que pendant mes études, je travaillais à l’Auberge des Gouverneurs. J’ai un peu suivi les traces de mon père qui, pendant 35 ans, a travaillé pour cette chaîne hôtelière.»
QH - Vous avez donc très tôt décidé de faire carrière en hôtellerie!
RG - «Tout de suite mes études terminées, j’ai occupé un poste de relationniste au Quality Inn, aujourd’hui l’Hôtel Québec. C’est là que j’ai appris à connaître l'aspect vente de l’hôtellerie. J’ai eu la chance de suivre des cours sur la vente donnés à Washington. Je vous assure que ma mineure en anglais m’a alors servie. De nos jours, on ne peut penser travailler en hôtellerie sans maîtriser l’anglais. Ce cours a été déterminant pour moi. C’est vraiment là où j’ai décidé de faire carrière dans l’hôtellerie et il n’y pas une seule journée de ma vie ou j’ai regretté ce choix.»
QH - Quels ont été les autres endroits à Québec où vous avez exercé votre profession?
RG - «Je suis par la suite retourné à l’Auberge des Gouverneurs, à titre de responsable des ventes. Après quatre belles années à cet endroit, je suis entrée au Québec Hilton, comme responsables des ventes nationales, pour prendre ensuite la direction du département ventes et marketing pendant six ans.»
QH – Étiez-vous attirée par Montréal?
RG - «J’ai fait un court séjour à Montréal. Le Sheraton m’a soumis une offre que je ne pouvais refuser. Non seulement je quittais la capitale pour la métropole, mais j’allais aussi travailler pour le deuxième plus gros hôtel de Montréal. Ce fut très intéressant, mais très court. Un an plus tard, Loews Concorde m’offrait la possibilité de revenir et de retrouver une sorte d’équilibre de vie parmi les miens.»
QH - Parlez-moi un peu de la chaîne Loews!
RG - «Loews est une chaîne d’hôtel nord-américaine comportant 18 hôtels principalement aux États-Unis. Seulement deux hôtels sont établis au Canada, plus précisément au Québec : le Loews Vogue à Montréal et le Loews Concorde à Québec. Ici, à Québec, nous allons bientôt fêter nos 35 ans! Nous sommes le troisième hôtel de la ville en importance, avec 406 chambres toutes rénovées récemment. C’est un hôtel à vocation touristique et à vocation congrès selon la saison. À pleine occupation, nous employons plus de 300 personnes. Sans oublier le fameux restaurant rotatif, l’Astral, où l’on accueille plus de 120 000 clients annuellement.»
QH – L'entreprise est aussi très impliquée socialement à Québec!
RG - «Nous pratiquons aussi à Québec la culture de bon voisinage de l’entreprise Loews. Cela fait partie de la mission des hôtels Loews de s’impliquer au sein de sa communauté et aider les moins bien nantis. Ici à Québec, un des projets qui me tient à cœur est le “Bal de l’école de la rue”. Nous recevons lors d’une soirée spéciale tous les finissants de la Maison Dauphine, pour leur bal de fin d’année. En plus, nous remettons à chacun une bourse de 500 $. Dans un autre ordre d’idée, nous versons 5 % du prix de la chambre de ceux qui voyagent avec des animaux à la Fondation Mira. Cela représente un bon montant annuellement.»
QH - Les employés sont-ils appelés à contribuer?
RG - «En effet, nos employés collaborent également à cette mission sociale. Lorsque nous les recevons à l’occasion du party de Noël et que ceux-ci décident de coucher à l’hôtel, ils reçoivent une facture symbolique de 25 $, montant qui est remis à la Maison Lauberivière. Mentionnons en terminant que nous annoncerons bientôt la mise sur pied d’une structure qui nous permettra de venir en aide à plusieurs personnes dans le besoin à Québec. Il s’agit de la fondation “Modest Need”. Nous avons déjà pas mal de sous en banque, prêts à être redistribués.»
QH - Cette femme est dotée d’un optimiste sans limites et d’un dynamisme à toute épreuve. Une autre Québécoise qui occupe un poste de direction important et qui fait honneur à la population de Québec. Bravo Mme Gosselin et comme promis j’invite les gens à venir faire «un tour de ville» à l’Astral.
* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)