Le vice-président du comité exécutif et responsable des ressources humaines, Richard Côté, se dit convaincu de la pertinence du nouveau poste de coordonnateur des arrondissements.
Un nouveau poste qui fait jaser
Des élus remettent en question l'embauche d'un coordonnateur des arrondissements
La création d'un poste de coordonnateur des arrondissements relevant de la direction générale de la Ville de Québec est loin de faire l'unanimité au conseil municipal. Plusieurs élus déplorent l'embauche d'une nouvelle ressource alors qu'on s'apprête à couper dans le nombre de conseillers et qu'on demande aux arrondissements de se serrer la ceinture.
Le concours visant à combler le nouveau poste, mais aussi à remplacer deux directeurs adjoints qui quitteront pour la retraite d'ici 2010, est affiché depuis le 30 avril sur le site Internet de la Ville de Québec. Il a aussi été publié dans les quotidiens de Québec le week-end dernier.
«J'ai de la difficulté à comprendre, mentionne le chef de l'opposition, Jean-Marie Matte. On passe le message partout qu'il faut diminuer la masse salariale et on l'augmente à la direction générale. La population aura du mal à accepter ça.»
Le vice-président du comité exécutif et responsable des ressources humaines, Richard Côté, se dit convaincu de la pertinence de la démarche. «Il y a une lacune majeure lorsqu'il y a une décision de prise à la direction générale et c'est de la véhiculer dans les arrondissements, explique-t-il. Si on veut propager toutes nos décisions et que ça se fasse dans l'harmonie, on est certains que ce poste est essentiel. On verra si l'avenir nous donnera raison.»
S'il est d'accord avec le principe de créer un poste de coordonnateur des arrondissements, le conseiller Patrick Huot se demande toutefois pourquoi il faudrait déroger à l'engagement du gel de l'embauche. «Bravo pour l'idée, mais ça aurait pu se faire à l'interne, soutient-il. Je comprends mal la précipitation à créer ce poste tout de suite.»
«Oui il y a un gel d'embauche, mais on ne peut pas non plus mettre la ville à terre, répond Richard Côté. Je ne crois pas que l'ajout d'une ressource de 100 000$ sur un budget d'un milliard $ soit une dépense farfelue.»
La conseillère Francine Bouchard ne voit pas la chose du même œil. «Je suis surprise du double discours sur le salaire de 100 000$, affirme-t-elle. Quand c'est pour un membre de la direction générale c'est mineur, mais quand c'est un élu ça devient majeur. On parle des deux côtés de la bouche en même temps.»
Porte-parole de l'Action civique de Québec, Jean-Marie Laliberté estime qu'en pleine période de réorganisation, le comité exécutif aurait pu attendre un peu avant de passer à l'action. «Il me semble que c'est un peu prématuré, dit-il. Est-ce qu'on veut placer quelqu'un ?»
Le conseiller Jacques Teasdale est pour sa part convaincu que la Ville n'a pas besoin d'un coordonnateur pour les arrondissements. «On pourrait éviter tout ça si on se parlait un peu plus entre nous», suggère-t-il.
Avis aux intéressés ; si le processus suit son cours comme prévu, le concours se termine le 20 mai prochain !