Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Les journalistes sont-ils des artistes?

Frédérick Masson par Frédérick Masson
Voir tous les articles de Frédérick Masson
Article mis en ligne le 3 mai 2008 à 13:21
Soyez le premier à commenter cet article
Les journalistes sont-ils des artistes?
Plus d'un million et demie de personnes, selon les chiffres préliminaires, ont regardé plus ou moins attentivement le Gala Artis, dimanche soir dernier. Comme le veut la tradition, le réseau TVA, diffuseur de l'événement, a vu ses protégés remporter la quasi-totalité des prix, ne laissant que des miettes à la concurrence.
Si cette situation soulève plusieurs questions, notamment en ce qui a trait aux lauréats qui sont toujours les mêmes année après année, une autre m'a chicoté l'esprit une bonne partie de la soirée : les journalistes sont-ils des artistes?

La question m'est venue après avoir aperçu un journaliste (le masculin est utilisé sans aucune discrimination et dans le seul but d'alléger le texte!) s'adonner à une séance d'autographes sur le tapis rouge précédant le gala, exercice auquel se sont livrées – certaines par pur plaisir, d'autres par obligation – la plupart des personnalités présentes.

Que Charles Lafortune, Guylaine Tremblay, Guillaume Lemay-Thivierge, Rémi Girard, Patrick Huard ou Mariloup Wolfe griffonnent quelques bouts de papier avant de se rendre à leur siège respectif, j'estime que c'est normal et qu'il s'agit d'un beau geste de reconnaissance pour les fans qui se sont précipités dans les Tim Horton pour compléter les bulletins de vote. Mais que des personnes qui sont payées pour faire ce qu'on appelle «du terrain» afin de livrer de l'information à des milliers de téléspectateurs chaque jour, je trouve ça ordinaire. Et je pèse mes mots. À moins que ce soit là le résultat de ce qu'on appelle «l'information-spectacle».

Certains diront : la télé, c'est un univers complètement différent des autres médias. C'est un monde d'images. So what? Est-ce que ça veut dire qu'il faut jouer les stars? Je ne pense pas.

Parce que la ligne est parfois très mince entre l'acoquinement et l'impartialité. Ce qu'on appelle l'éthique journalistique. Celle qu'on nous a ramenée en plein visage pendant toutes ces années passées sur les bancs de l'université alors qu'on rêvait de changer le monde.

En 2005, le congrès de la Fédération professionnelle des journalistes tenait un débat sur la situation de Jean-René Dufort, que les purs et durs du milieu considèrent d'abord et avant tout comme un showman plutôt qu'un journaliste. Ce dernier, qui se battait alors pour se voir délivrer une carte officielle attestant son statut de journaliste, ne figure toujours pas dans le répertoire des membres de la Fédération. Pourtant, côté rigueur, il montre l'exemple. Parlez-en à ceux qui reprennent les sujets de ses reportages…

Désolant de voir que ce sont ces mêmes personnes, ou leurs collègues, qui, quelques années plus tard, déambulent – que dis-je? – flottent d'un bout à l'autre de la carpette écarlate en chantonnant secrètement cet air de Plamondon…

J'aurais voulu être un artissssssssss!

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • «Participerez-vous aux activités entourant la présentation à Québec de la finale de la Coupe Vanier?»
  • Oui
  • Non