Le collectif souhaite que les marionnettes de la pièce L'effet Papillon. aide à stimuler la volonté de s'engager concrètement pour l'environnement chez les spectateurs.- (Photo Andréa Thibault)
Des marionnettes au service de l'environnement
L'œuf ou la poule? "C'est la préoccupation de l'environnement qui a engendré le projet artistique", assure Jessica Veillet, instigatrice de "L'effet Papillon, petites causes, grands effets", théâtre de marionnettes qui était présenté récemment, en première, au Café-bar L'Agitée de Saint-Roch.
Il y un an, Jessica savait qu'elle voulait monter un projet de sensibilisation à l'environnement, mais ne savait pas par quel bout le prendre. Une amie initiée au théâtre lui a alors suggéré cette piste. Sous les doigts de Chanterel Gagnon, cinq marionnettes ont pris forme: Lossélavie, Heurte, Helix, Megahertz et Léopold incarnant respectivement l'eau, la terre, le vent, l'énergie et un vieil homme, narrateur dans la pièce, à qui Geneviève Tremblay prête sa voix. Audrey Sirois personnalise, quant à elle, l'humaine autour de laquelle tourne l'oeuvre.
La pièce en une série de tableaux nous présente en premier lieu l'impact parfois insoupçonné de certains de nos gestes sur l'environnement. Une série de mesures pour réduire notre empreinte écologique nous seront proposées plus tard dans une scène prenant l'allure d'un jeu-questionnaire où le public est invité à participer.
"On voulait axer la pièce sur les solutions plutôt que sur les problèmes. On souhaitait que le public soit partie prenante du spectacle, qu'à la fin, il ait le goût de s'engager à poser des actions concrètes pour l'environnement; que la pièce soit un initiateur et non une fin en soi", explique Jessica.
À preuve que l'effet Papillon, ce n'est pas que du théâtre, un site Internet: leffetpapillon.org a été créé. On y retrouve, entre autres, des mesures à prendre pour l'environnement et des liens vers des sites d'organismes dédiés à l'environnement.
"Nous avons approché différents organismes environnementaux. Nous aimerions établir un partenariat. Initier par la pièce une réflexion chez des regroupements de citoyens, dans les coopératives d'habitation par exemple, ensuite le groupe pourrait être accompagné par un écoconseiller ", illustre Jessica.
La première du 23 avril dernier se voulait une présentation-test où les commentaires des spectateurs, qui semblaient déjà gagnés à la cause environnementale, ont été recueillis. Une présentation peaufinée devrait être présentée à l'automne devant des groupes environnementaux.
Le projet parrainé par Jeunes volontaires et le Centre Jacques Cartier a mobilisé une dizaine de personnes. D'autres activités en lien avec l'environnement sont également prévues par le collectif dédié à la cause environnementale.