Émile Loranger préfère inciter les gens à l’herbicyclage, et non les obliger à adhérer à cette pratique.
Inciter à l’herbicyclage, c’est oui! L’obliger, c’est non!
Le maire Émile Loranger s’oppose à l’herbicyclage obligatoire dès cette année sur le territoire de la Ville de L’Ancienne-Lorette. Inciter les gens le faire, pas de problème. Les obliger à adhérer à cette pratique, c’est hors de question.
Ce mois-ci, les membres du conseil d’agglomération ont adopté un règlement «relatif à la fermeture des plans disposant des matières résiduelles vertes». Cette mesure force ainsi les villes de L’Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin-de-Desmaures à agir dès cette année, du début juin à la mi-septembre.
«Nous on préfère davantage la politique d’inciter les gens à laisser leur gazon sur leur terrain, indique le maire Loranger. C’est un excellent engrais. On préférerait la formule incitative que coercitive.»
Le maire Loranger a bien entendu exercé son droit d’opposition. En fait, il demande le report de l’application du règlement pour considération ultérieure. Il faudrait aussi en définir les critères, pense-t-il. Selon lui, les choses vont trop vite dans ce dossier.
«Nous ne sommes pas contre la protection de l’environnement. Nous ne sommes pas contre le recyclage, mais est-ce qu’on peut le faire de façon civilisée, à une dose que la population peut absorber?»
Si le gazon fait partie du groupe des matières résiduelles vertes, la liste comprend autre chose, rappelle M. Loranger. Que fera-t-on avec ces mêmes matières? Le compostage représente certes une solution, mais fait-elle l’unanimité? Non!
«Il n’est pas question qu’on m’oblige à faire du compostage chez nous, de façon directe ou indirecte», soutient le maire de L’Ancienne-Lorette.
Soutient au compostage
Grâce à son programme Composter chez soi : simple et écolo, la Ville de Québec offre une aide financière pour acheter un composteur domestique. Elle dispense aussi des séances de formation gratuites pour enseigner aux gens les rudiments de la pratique.
«Toute personne résidant sur le territoire des villes de Québec, de L’Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin peut profiter du programme d’aide, à l’achat d’un composteur, écrit-on dans un communiqué de la Ville de Québec. Le remboursement couvre 50% du montant payé, jusqu’à concurrence de 50$ par composteur.»
On peut obtenir des renseignements supplémentaires, connaître les modalités et mettre la main sur les formulaires nécessaires au
www.ville.quebec.qc.ca, section «Sujets de l’heure».
Fernand Trudel
Commentaire mis en ligne le 1er mai 2008Dabord nous devrons aérer et déchaumer à tous les printemps et nous devrons ramasser ce produit pour le composter. On est rendu à 50 ans en arrière dans le temps de la petite maison dans la prairie. On parle de bioculture avec l'engrais du compost.
Or dans un reportage dans la semaine verte un agriculteur biologique nous faisait visiter soin champ de tours
aintenant je disairt que les déchets de table produisaioent du mé.thane. Les écolos se dég
Comment expliquer qu'une entreprise de Montréal, SmartSoil Énergie, va construire une centrale électrique de 11 millions de dollars au site d'enfouissement de L'Ascension, qui sera alimentée par le méthane produit par la décomposition des déchets du dépotoir.
Pourtant ce dépotoir est à l'air libre...
Oui, Monsieur Loranger a raison...