Sylvie Fréchette a participé à la cérémonie de la Puja en compagnie des deux sherpas qui l'épaulent dans cette grande aventure.
Le moral est bon malgré l'incertitude
Des nouvelles de Sylvie Fréchette en route vers le sommet de l'Everest
Sylvie Fréchette est toujours au camp de base de l'Everest, à la merci des péripéties entourant le transport de la flamme olympique jusqu'au sommet par une équipe chinoise, par le versant tibétain de l'imposante montagne. Si le moral est bon, la Silleroise se serait toutefois évidemment bien passée de toute cette attente et de l'incertitude qui en découle.
Au départ, il était question que l'équipe chinoise tente une ascension à compter du 28 avril. Mais prétextant de mauvaises conditions climatiques, les autorités ont retardé le départ, laissant planer le doute quant à la date exacte de la prochaine tentative.
Comme l'accès à la montagne sera interdit durant cette expédition, possiblement entre le 1er et le 10 mai, chaque jour de retard ajoute un peu de pression sur tous les alpinistes qui, installés au camp de base, n'attendent que le feu vert pour se lancer à l'assaut de la montagne.
«Je me sens comme en prison, écrit Sylvie dans un courriel transmis à ses proches. C’est difficile à accepter cette situation. Je n’avais pas besoin de tout ce cirque, Déjà, grimper l’Everest est un investissement considérable.»
Cette dernière, qui poursuit son acclimatation, assure cependant que son moral va bien et que, physiquement, elle «pète le feu». Le 21 avril, elle est allée coucher au camp I, puis, deux jours plus tard, elle montait jusqu'au camp II (6492 mètres), soit le maximum permis par les autorités. Elle devait d'ailleurs dormir à cet endroit le 27 ou le 28 avril.
Sylvie Fréchette envisage toujours descendre vers Lobuche durant l'embargo, question de bien se reposer pour être d'attaque quand elle aura enfin le champ libre.