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L'acte héroïque de l'équipage de Stanislas Déry en images

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Article mis en ligne le 28 avril 2008 à 8:00
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L'acte héroïque de l'équipage de Stanislas Déry en images
Le U-Boat est touché. L’équipage remonte à la surface glacée, grâce à de précaires équipements de flottaison. À moins qu’un navire de la Croix-Rouge qui croise à bonne distance du convoi ne parvienne à les repêcher, ils sont condamnés à une mort certaine.
L'acte héroïque de l'équipage de Stanislas Déry en images
Le 27 décembre 1944 restera à jamais marqué dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale comme cette journée ou les sentiments humains l’ont emporté sur les coutumes usuelles en temps de guerre.
En Atlantique Nord, un convoi de ravitaillement allié est escorté de navires canadiens pour assurer leur sécurité. Le sonar détecte un sous-marin ennemi qui menace. Après un remarquable chassé-croisé entre la Corvette canadienne et le U-Boat allemand, celui-ci est coulé par les bombes sous-marines. L’équipage remonte à la surface. La procédure veut qu’on les abandonne à leur triste sort pour ne pas mettre la sécurité du convoi en danger.

Tant pour le commodore King (responsable du convoi), qui a déjà vécu cette procédure, que pour le commandant Denny et le lieutenant Stanislas Déry, il est hors de question d’abandonner ces marins aux eaux froides et aux fortes vagues de l’Atlantique. Certes, le BR Dewsbury, le navire de sauvetage, ferme le convoi dans le dessein de récupérer les naufragés, principalement ceux des navires qu’il accompagne. Mais le temps qu’il parvienne à ces hommes, car le convoi s’étire sur des milles, ils risquent tous d’être disséminés par les flots ou de mourir éventuellement d’hypothermie et d’épuisement. Les marins obtempèrent à l’instant à leur commandant en second et se précipitent pour saisir les lourds filets de corde qu’ils accrochent au bastingage et basculent par-dessus bord.

Quelque 54 d’entre eux, avec à leur tête le commandant en second Peter Heisig, seront recueillis à bord des Corvettes canadiennes St-Thomas et Seacliff. En grimpant à bord, les regards de Heizig et de Déry se croisent. Ils comprennent dès lors qu’une incroyable amitié commence à se tisser.

C’est cette histoire d’un rare humanisme que nous vous présentons en photos dans ce deuxième volet de notre reportage.

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