La famille Boudreault, représentée ici par : Étienne, le père (assis), Marco, le fils (debout) et la fille Mylène.
Marco Boudreault : de réparateur à concessionnaire de roulottes et motorisés
Enfin, la neige disparaît et le beau temps revient. On commence tranquillement à sortir nos équipements d'été. Meubles patio, parasol, bicyclettes, BBQ et autres accessoires estivaux. Même que plusieurs songent déjà aux vacances et on prépare la roulotte ou le motorisé. Cette semaine, je vous présente un homme sympathique, qui œuvre dans le domaine des roulottes. Marco Boudreault et sa famille sont établis à Québec depuis plusieurs générations et possèdent une entreprise familiale au cheminement particulier dans ce domaine.
Québec Hebdo – Comment a commencé votre aventure dans le domaine de la roulotte et du motorisé?
Marco Boudreault - « Tout a commencé sur la rue Bazin, dans le quartier Les Saules à Québec. Mon père possédait un atelier de mécanique et de dé bosselage. À cette époque Caravane 2000 était le gros détaillant de roulottes et de motorisés. Cette compagnie confiait à mon père le soin de réparer et rénover ses véhicules. Au fil des années, nous nous sommes spécialisés dans ce domaine. Rapidement, nos installations ne suffisaient plus à répondre à la demande et nous avons dû nous relocaliser. »
QH – Est-ce à partir de ce moment que l'on vous retrouve à L'Ancienne-Lorette?
MB - « Exact. Nous nous sommes établis au 6165 du boulevard Hamel en 1998. Pour opérer notre atelier de réparations, la Ville de L'Ancienne-Lorette nous obligeait à devenir détaillants de roulottes. On a donc procédé à l'inverse de ce qui se faisait habituellement. De réparateurs, nous sommes devenus vendeurs. La transition n'a pas été facile. On devait tout apprendre : négociations avec les fabricants américains, négociations des marges de crédit pour acquérir ces véhicules, gestion d'inventaire, les pièces, le personnel, etc. Cette transition majeure entre le petit atelier du quartier Les Saules et le boulevard Hamel aura duré plus d’un an et demi! »
QH - Est-ce que tu avais une formation dans ce domaine?
MB - « J'ai une formation en mécanique automobile et j'ai toujours travaillé dans un garage. Malheureusement, à l'âge de 21 ans, j'ai subi une intoxication au monoxyde de carbone et j'ai dû réorienter ma carrière. J'ai donc travaillé pour mon père, l'hiver sur la machinerie pour le déneigement et la balance de l'année à son atelier de réparations de roulottes. »
QH - L'entreprise E. Boudreault, est-elle une affaire de famille?
MB - « Autant du côté de ma mère que du côté de mon père, nous sommes tous liés de près ou de loin au monde de la mécanique, de l'automobile et de la roulotte. Mes oncles des deux familles sont mécaniciens et débosseleurs. Mon grand-père est mécanicien de métier. Ma sœur, ma conjointe, mon père et moi opérons l'entreprise. »
QH - Ton père n'a-t-il pas longtemps été coureur automobile?
MB - « Mon père était un vrai champion en course automobile "stock-cars". Tout jeune, je l'accompagnais sur les différentes pistes de course de la région de Québec. Il a commencé sa carrière de coureur automobile alors qu'il n'avait que 16 ans et ce n'est qu'en 2006 qu'il s'est retiré. Il a couru sur les pistes de Sainte-Thérèse, Saint-Henri et Val Saint-Michel (aujourd'hui Val-Bélair). Par la suite, il y a eu la piste de Sainte-Croix et même jusqu'à Chicoutimi et Montréal. Je me souviens de l'avoir accompagné jusqu'aux États-Unis pour aller compétitionner! »
QH - Comment se porte le marché de la roulotte dans la région?
MB - « Le marché se porte très bien. Vous savez, cela demeure une des activités familiales abordables.Si on calcule qu'on peut maintenant financer l'achat d'une roulotte sur une période de 20 ans, cela devient très intéressant. Le coût des séjours dans les terrains de camping au Québec est parmi les plus bas au Canada. De plus, ces terrains sont très bien équipés et occupent les enfants toute la journée. Il y a quelques années, la clientèle était surtout constituée de baby-boomers désireux de vivre une retraite agréable. De nos jours, ce sont des familles avec deux ou trois enfants qui se procurent des roulottes ou tentes-roulottes, histoire de passer les vacances en famille et entre amis, ou tout simplement “décrocher” les fins de semaines. »
QH - Comment entrevoyez-vous l'avenir?
MB - « À court terme, l'avenir semble fort intéressant dans notre secteur. Les ventes de roulottes sont très bonnes et advenant une baisse dans ce secteur d'ici quelques années, nos ateliers de réparations et rénovation fonctionneront toujours à plein régime. Par contre, on doit toujours être vigilant et savoir diversifier nos opérations. Au total, nous employons plus d'une trentaine de personnes et nous tenons à tous les garder et en augmenter le nombre si possible. Nous sommes une PME dynamique et nous comptons bien servir la population de Québec encore pendant plusieurs décennies. »
* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)
Marco et sa famille méritent un bon coup de chapeau. Voilà une belle entreprise de Québec, qui tire bien son épingle du jeu!