Des amendes pas toujours dissuasives pour les promoteurs (2/3)
Un article publié le samedi 5 avril dernier dans le quotidien Le Soleil faisait état de la situation. Certains promoteurs immobiliers auraient fait preuve d’impatience en débutant les travaux sans avoir reçu leur permis. L’article citait notamment le promoteur Jean Thériault, propriétaire de Construction Canadienne. Visé par cinq constats d’infraction de 840 $ chacun, M. Thériault expliquait qu’il était courant pour un promoteur d’entreprendre les travaux sans avoir reçu de permis.
Il faut savoir que le promoteur fait d’abord l’ouverture partielle des rues du secteur qu’il souhaite exploiter, après avoir conclu une entente avec la Ville. Ensuite, il fait une demande de permis à la Ville qui a 30 jours pour l’émettre. Généralement, des délais d’environ deux semaines s’écoulent avant que le permis soit délivré officiellement, en bonne et due forme. Il est donc reproché à certains promoteurs d’avoir été impatients, en entamant les travaux sans avoir de permis en leur possession.
Une fois le premier constat d’infraction de 840 $ émis, le promoteur fautif doit alors s’engager à cesser les travaux jusqu’à ce qu’il reçoive son permis. D’où les interventions multiples de la Ville à l’endroit d’un même promoteur qui choisit malgré le premier constat d’infraction reçu de continuer les travaux. Par journée de travail supplémentaire, le promoteur pris en faute peut recevoir d’autres constats d’infraction, du même montant que le premier.
* Collaboration : Évelyn Payne