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La génération « Y » selon Jean-Thomas Jobin

Article mis en ligne le 15 avril 2008 à 9:10
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La génération « Y » selon Jean-Thomas Jobin
Le presque homme qui plantait… des phrases, des mots, des idées de façon hallucinante, c’était Jean-Thomas Jobin. Pour sa dernière prestation en terrain fidéen, on aurait cru qu’il avait déplacé sa classe du tout Sainte-Foy avec la génération des « Ta Yeule! », ce samedi 12 Avril 2008. On aurait dit Gary Kurtz un mois avant son spectacle. Illusionniste de son temps, ses phrases sont absurdes, mais pas ses mots. Un sprinter à images rapides de tout phénomène anodin; il tire sur tout ce qui bouge.
Ses personnages d’enfance, les Schtrumph, Star Wars, Transformers nous rappellent bien que la guerre est aussi absurde que ses jeux de mots. Au « Risk » de le répéter, il « Monopoly…se » tout le terrain des politiciens et des croches de tout acabit. Babyboomers contre Babybel, tout le gratin y a passé, même Mario Dumont… De quoi défriser Jean Charest ou «faire rire jaune» Pauline Marois. Un véritable carnage d’expressions populaires où l’humoriste défile sa version des faits. Avec son expérience des jeux de société, et sa stratégie pour retrouver Ben Laden, on pouvait s’en accommoder raisonnablement.

À notre grande surprise, Jean-Thomas chante et danse très bien, écrit ses propres chansons sur des airs presque connus. Son « Phoque en Alaska » ressemblait étrangement au style de François Pérusse. Il dramatise si bien les choses, qu’on a peine à croire qu’il joue la comédie. Il parle aux objets comme des sujets. Nous le soupçonnons même, de vouloir être meilleur que Louis-José Houde dans sa diction. Au point où, nous avons dû supporter à quelques reprises, l’homme qui parle plus vite que son cerveau, pour le ramener dans son texte. Et c’est souvent ce qui fait que ces athlètes de la scène sont comme nous, des humains…

Nous ne savons pas si c’est son compatriote Patrick Roy qui a inspiré sa parodie du hockey, mais ses hymnes nationaux, ne pourraient pas être chantés au Colisée parce que le frère d’Anton et de Peter n’aurait pas compris. Le « matcho » destiné aux blondes n’était pas sans nous rappeler le type d’humour de Peter McLoyd. Un langage direct, sans détour, abordant franchement le sexe, comme la plupart des hommes aiment. Son pénis-jouet, la pédophilie, l’homosexualité nous amènent dans ce monde prude et absurde. Et que dire de son monologue avec sa poupée-bébé transpirant son enfance.

Jean-Thomas nous informe que « Madagascar » a trop de voyelles uniques. Génial! Il nous interprète son show en rappel. Bref, les choses simples de la vie sont souvent absurdes, mais pas tant que cela nous a clairement démontré le verbo-moteur, Jean-Thomas. Et si vous avez de la difficulté à décoder ce reportage, c’est que nous sommes passés à l’École Jobin. Bravo cher Fidéen, toi et tes chiens, ce fut très bien!

* (Collaboration spéciale de Paul-André Simard et Line Turcotte, reportage en duo le dimanche 13 avril 2008)

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