Le directeur général de l'ARSQ, Maxime Barabé, déplore que les écarts de conduite des parents si souvent décriés dans les arénas soient de plus observés autour des rectangles de soccer. (Photo François Simard)
De coordonnatrice à groupe de pression
De plus en plus, l'ARSQ doit jouer un rôle de sensibilisation auprès des élus
À son rôle de coordonnatrice des activités à la grandeur de la région, l'Association régionale de soccer de Québec a dû ajouter, au cours des dernières années, un volet un peu plus politique. «Par la force des choses, nous sommes un peu devenus un groupe de pression auprès des élus afin de les sensibiliser aux besoins énormes en infrastructures de soccer», mentionne Maxime Barabé.
Le directeur général de l'ARSQ ne cache pas que l'explosion du soccer a également des répercussions dans les milieux politiques. «Alors qu'il n'y a pas si longtemps nous étions dans l'ombre, c'est maintenant devenu à la mode de parler de soccer, explique-t-il. C'est donc inévitable que certains essayent de profiter de cette popularité pour se faire du capital politique.»
Si le contexte semble plutôt favorable pour les adeptes du ballon rond, Maxime Barabé joue toutefois la carte politique avec beaucoup de prudence. «Nous nous faisons un devoir de rencontrer les candidats lors des différentes élections afin de leur tracer un portrait clair de la situation et des besoins, explique-t-il. Et notre rôle est aussi de surveiller que les belles promesses électorales se traduisent par des projets concrets sur le terrain.»
Pénurie d'arbitres
Comme bien d'autres sports, le soccer doit faire face à un important problème de recrutement d'arbitres. Environ 1200 officiels sont nécessaires pour assurer la bonne marche des activités dans la région.
«80% de nos arbitres ont entre 12 et 15 ans, souligne Maxime Barabé. Ce sont tous des jeunes qui sont en formation et malheureusement, bien des parents ont tendance à l'oublier.
Ce dernier constate en effet que les écarts de conduite si souvent décriés dans les arénas sont de plus observés autour des rectangles de soccer. «Ça devient difficile de garder des jeunes arbitres dans ces conditions, soutient-il. On doit faire face à un important roulement.»
Retard de deux semaines
Il semble que l'hiver pour le moins rigoureux qu'a connu la capitale avec ses 540 centimètres de neige aura des répercussions sur la prochaine saison estivale de soccer. «Les autorités municipales nous ont avisé qu'il y aurait un retard de deux semaines, affirme le directeur de l'ARSQ. C'est certain que ça nous crée bien des problèmes. Il faut revoir l'ensemble des calendriers pour s'ajuster à cette situation.»