«Nous ne voulons pas voter sur ce règlement sans en connaître toutes les implications», affirme Steeve Verret.
Le règlement de renaturalisation des berges fait déjà des vagues
Avant même qu'il ne soit connu des élus et de la population, le prochain règlement sur la renaturalisation des berges du lac Saint-Charles fait déjà des vagues au conseil d'arrondissement de La Haute-Saint-Charles.
C'est un avis de proposition présenté par le président du conseil, Steeve Verret, qui a déclenché les choses. Désirant prendre connaissance du contenu du règlement avant de voter sur son adoption en mai prochain à l'Hôtel de Ville, M. Verret a acheminé une demande en ce sens au service de l'Environnement de la Ville de Québec.
«La réponse m'a été transmise par le directeur de l'arrondissement et c'est non. Pourtant, il s'agit d'un règlement qui va toucher énormément de citoyens dans le bassin versant de la rivière Saint-Charles, ceux de l'arrondissement en tout premier lieu. Il n'est donc pas question que je vote sur ce sujet sans qu'il m'ait été présenté et expliqué en détail auparavant», explique M. Verret.
Même son de cloche du côté de Jacques Teasdale, conseiller de Lac-Saint-Charles. «Comment voulez-vous que l'on puisse répondre aux questions des citoyens si nous ne prenons pas connaissance du règlement avant de devoir l'adopter?»
Devant le refus du service de l'Environnement, une motion pour le retrait de l'avis de proposition a été proposée lors du dernier conseil d'arrondissement, motion qui a fait l'objet d'une demande de vote par le conseiller Teasdale. Puisqu'il n'y a que quatre conseillers dans La Haute-Saint-Charles, le vote s'est soldé par une égalité qui devra être tranchée par le maire Régis Labeaume. «Il aura l'occasion de faire preuve de sa bonne foi dans ce dossier», a réagi Steeve Verret.
Au-delà de la question du règlement sur la renaturalisation des berges, Pierre Blouin voit dans l'absurdité de cette situation une belle preuve de la nécessité d'avoir un nombre de conseillers impair dans les conseils d'arrondissement. «C'est une coïncidence ce qui est arrivé ce soir, mais comme preuve de l'inefficacité des propositions sur la gouvernance, on ne pourrait trouver mieux.»
Toujours dans le dossier de la renaturalisation des rives du lac Saint-Charles, des propositions de désignation de représentant du conseil et de représentant de l'Association des riverains du lac Saint-Charles au Comité technique sur la protection du lac Saint-Charles ont été temporairement retirées. Si la Ville de Québec persiste dans son refus de présenter les détails du règlement aux élus, ceux-ci désigneront des représentants au sein de ce comité chargé d'épauler la Ville dans l'élaboration du règlement sur la renaturalisation des rives.