Pitié pour le réseau routier
Ce printemps, les rues et boulevards défoncés ont eu raison du moral des plus positifs de nos concitoyens. Force est d'admettre que nos routes sont dans un sale état et ressemblent davantage à des circuits de compétition tout-terrain, voire à des champs de mines, qu'à des artères carrossables. Quand la conduite automobile en devient même périlleuse, on n'arrive plus à en rire. Comme si de rien n'était, la Ville lançait récemment sa traditionnelle chasse aux nids-de-poule. Elle demande aux usagers de la route d'identifier les endroits où une intervention est souhaitée.
Démarche futile, puisque des trous, il y en a partout! Ne serait-il pas plus simple d'inverser le processus et de considérer que toutes les rues sont à refaire, sauf celles récemment asphaltées? Besoin absolument de précisions? Les boulevards Hamel, René-Lévesque, Henri-Bourassa et tant d'autres sont perforés sur toute leur longueur, sans oublier une majorité de rues résidentielles datant de plus de 30 ans. À tel point, qu'on pourrait profiter de l'occasion pour ajouter quelques odonymes, comme avenue de l'Acné, route du Trou, boulevard de la Débarque et côte de la Craque…