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«Il faut mieux vendre notre ville»

Régis Labeaume a appris bien des choses lors de sa mission en Europe

François Simard par François Simard
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Article mis en ligne le 10 avril 2008 à 15:57
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«Il faut mieux vendre notre ville»
«Bien expliquée, notre ville est très attrayante pour les investisseurs», affirme le maire de Québec, Régis Labeaume.
«Il faut mieux vendre notre ville»
Régis Labeaume a appris bien des choses lors de sa mission en Europe
S'il y a une chose que le maire Régis Labeaume a constaté au cours de la mission qu'il termine ce week-end, c'est la méconnaissance des Européens de la force économique de Québec. «Les gens nous voient encore comme une petite ville tranquille centrée sur la culture et l'histoire et ils ne sont pas conscients des opportunités d'affaires incroyables qui s'offrent à eux.»
À deux jours de son retour dans la capitale, Régis Labeaume a accepté de dresser un bilan de son voyage, entre une visite de la Rock School Barbey et un souper avec le maire de Bordeaux, Alain Juppé. «Nous avons rencontré beaucoup de monde, mais ce n'était pas que du bla-bla, assure-t-il. Il y a des perspectives de développement économique très sérieuses pour Québec.»

S'il ne rapporte pas de contrat ferme dans ses bagages, le maire estime cependant que ses multiples interventions auprès de gens d'affaires influents et de grands décideurs contribueront à changer leur perception face à Québec. «Ils n'ont pas encore l'impression qu'ils peuvent faire des affaires à Québec, déplore-t-il. Il faut leur faire prendre conscience que nous représentons une porte d'entrée exceptionnelle pour le marché nord-américain.»

Sa rencontre avec Jean-Pierre Arduin, spécialiste des trains rapides et conseiller spécial du président de la Société nationale des chemins de fer (SNCF), a été particulièrement marquante. «C'est une sommité en terme de train rapide et c'est certain que je veux l'amener à Québec pour nous conseiller dans le projet entre Québec et Windsor», affirme-t-il.

Concernant la gestion des contrecoups engendrés par l'incendie du Manège militaire, Régis Labeaume maintient qu'il n'aurait pas été plus utile à Québec. «J'étais en contact étroit avec tous les joueurs importants dans ce dossier et je crois sincèrement que je n'aurais pas pu en faire beaucoup plus si j'avais été ici, soutient-il. Et avec tout ce qu'on avait à l'agenda, il aurait été beaucoup plus dommageable de mettre fin à la mission.»

Au cours de ses escales à Paris, Bordeaux, Bruxelles et Namur, ce dernier a en effet multiplié les rencontres, que ce soit avec des politiciens ou des hommes d'affaires. Il a aussi joué les ambassadeurs pour le 400e, donnant notamment le départ du Marathon de Paris.

Concernant sa présentation aux membres de la Chambre de commerce de Paris au cours de laquelle il a distribué sa carte d'affaires avec une promesse de retour d'appel dans les 48 heures, le maire se dit heureux des réactions qu'elle a suscitées.

«Que je sois à Paris ou à Québec, je suis la même personne sauf que je fais attention à mon accent pour être certain d'être bien compris, rigole-t-il. Les gens ont semblé aimer mon style et c'est tant mieux si en bout de ligne ça rapporte à Québec.»

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