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André Roy: celui à qui on a confié le défi du Parc aquarium de Québec

Article mis en ligne le 14 avril 2008 à 5:30
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André Roy: celui à qui on a confié le défi du Parc aquarium de Québec
André Roy, directeur du Parc aquarium du Québec, avec Arnaliak, un morse de l’Atlantique.
André Roy: celui à qui on a confié le défi du Parc aquarium de Québec
Cette semaine, je me suis payé une visite au Parc aquarium de Québec. Oui, on peut visiter autant l’hiver que l’été, c'est ouvert à l’année. Quel endroit magnifique. Nous sommes vraiment privilégiés d’avoir dans notre cour un lieu aussi accueillant et intéressant. J’ai eu le plaisir de rencontrer le directeur de ce centre, André Roy, pour une visite commentée.
Qui êtes-vous et quel a été votre parcours jusqu'ici?
André Roy - «Je suis natif de Montréal, ce n’est pas de ma faute (rires)! Personne n’est parfait! Par contre, j’ai un bon jugement puisque j’ai décidé de venir m’établir à Québec, il y a plusieurs années. Québec est une ville merveilleuse! Je suis un hôtelier de profession. J’ai eu la chance de voyager et de travailler dans de beaux coins de la province: Gaspésie, Charlevoix, Mauricie. En fait, j’ai pas mal fait le tour du Québec. Mon premier emploi fut pour la Sépaq au Mont Albert, en Gaspésie, en 1994, à titre de directeur général. Trois ans plus tard, j’arrive dans la région de Québec à la direction générale du Manoir du Lac Delage. En 1999, je suis choisi lors d’un concours de la Sépaq pour combler le poste de directeur général de la Station touristique Duchesnay. Ce fut une expérience extrêmement enrichissante. C’est en 2006, lors de la fameuse saga du Zoo et de l’Aquarium, qu’on m’a proposé de relever le défi du Parc aquarium. Comme j’avais vraiment choisi de vivre à Québec, j’ai accepté avec empressement.»
QH - Votre arrivée à l’Aquarium fut dans une période quelque peu mouvementée. Quel a été votre plus important défi?
AR - «Le plus important défi était, et ce l’est toujours, évidemment d’augmenter l’achalandage, mais surtout de faire en sorte que le public ait du plaisir et apprécie leur visite. Que les gens soient bien accueillis et qu’ils vivent une expérience amusante et enrichissante. Toute notre équipe est consciente que nous sommes condamnés au succès. Nous prenons tous les moyens à notre disposition pour relever ce défi. Si la population veut garder un endroit comme l’aquarium, elle doit le fréquenter et se sentir chez elle.»
QH - Quelles sont les mesures mises en place pour atteindre ces objectifs?
AR - «D'abord, mentionnons que nous avons gelé les tarifs d’admission pour trois ans. Il en coûte 15 $ pour une visite complète du site. Nous offrons aussi un passeport annuel au coût de 30 $, soit l’équivalent de deux visites. Nous avons amélioré l’environnement et ajouté des jeux d’eau pour les enfants, ainsi qu'une piste d’hébertisme. Tout l’aménagement extérieur a été rafraîchi. L’atrium du bâtiment principal s’est refait une beauté. On vient aussi d’implanter trois bassins pour des poissons tropicaux. De plus, nous allons bientôt présenter un plan de développement prometteur. Nous avons consulté des spécialistes dans ce domaine et annoncerons, d’ici quelques semaines, de bonnes nouvelles. Enfin, tout notre secteur d’animation a été renouvelé et la population sera, j’en suis convaincu, épatée!»
QH - Pour une partie de la population, le Parc aquarium leur semble accessible l’été seulement. Ce qui n’est pas le cas, non?
AR - «L’Aquarium est ouvert à l’année. En réalité, nous fermons une journée seulement, soit à Noël. C’est évident que les parcs et les sentiers ne sont pas accessibles l’hiver, mais il y a tellement de choses à voir et d’expériences à vivre à l’intérieur, qu’une visite l’hiver est tout aussi enrichissante.»
QH - Avez-vous un programme de sensibilisation auprès des jeunes?
AR - «Absolument! Et, pour nous, c’est très important. Non seulement nous avons du personnel qui travaille à développer le marché scolaire, mais nous avons aussi un programme que nous appelons le ROMM (réseau d’observation des mammifères marins). Nous avons créé une trousse avec toutes sortes d’artefacts et on se déplace dans les écoles. Nos guides animaliers rencontrent les élèves et les sensibilisent. Lors de cette visite, chaque élève reçoit un certificat qui lui permet, en se présentant ici, de recevoir gratuitement un passeport annuel.»
QH - Dressez-nous un portrait de l’Aquarium en chiffres!
AR - «Nous avons un budget d’opération de 6,3 M$. Une masse salariale de 2,5 M$. Pour nourrir nos spécimens, c’est une facture d’épicerie de plus de 125 000 $. Pour faire de l’eau de mer, cela nous coûte plus de 100 000 $, sur un budget d’électricité de 600 000 $. Enfin, nous sommes une des rares institutions muséales à payer des taxes municipales. Plus de 1,5 M$ sont versés à la Ville de Québec annuellement.»
QH – Que diriez-vous pour convaincre les gens de venir vous voir?
AR- «La population de la grande région de Québec a la chance de posséder un site extraordinaire. La meilleure façon de le conserver c’est de le fréquenter. Une journée au Parc aquarium ça coûte moins cher que quelques heures au cinéma. C’est un produit merveilleusement éducatif, qui permet d’observer des spécimens que vous ne verrez nulle part ailleurs. Notre équipe est composée de professionnels sensibilisés au service à la clientèle. Soyez convaincu que nous allons tous vous accueillir avec le plus grand des plaisirs.»

* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

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