La coalition Aux Arbres citoyens! espérait que le gouvernement s’inspirerait davantage des consensus dégagés par la société civile, dont l’industrie , lors du sommet sur la forêt de décembre dernier.
Un livre vert pas si vert selon les verts
Aux Arbres citoyens!, une coalition de groupes environnementaux préoccupés par l’avenir de la forêt a l’impression de s’être fait passer un sapin avec le Livre vert: La forêt pour construire le Québec de demain du gouvernement Charest.
La coalition composée de Nature Québec, de la Société pour la nature et les parcs (SNAP) et du Regroupement des groupes écologiste du Québec juge le livre vert loin d’être vert… «Nous pensions que le gouvernement s’inspirerait des consensus dégagés par la société civile lors du sommet sur la forêt de décembre dernier dans la rédaction de son livre vert», affirme Adeline Bazoge, chargée du dossier des aires protégées chez Nature Québec.
Quoique la coalition considère que la fin des contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF) soit de bon augure, le manque de définitions et de balises concernant les concepts d’aménagement écosystémique ou intensif proposés ouvre la porte, selon eux, à toutes sortes d’abus dans le futur. En recyclant le chiffre magique à atteindre depuis 2002 de 8 % d’aires à protéger, mais en attribuant 100 % du territoire forestier productif, le gouvernement ne se laisse aucune marge de manœuvre. On déplore que 30 % du territoire soit converti en zones d’aménagement forestier intensif où aucune balise n’existe.
«Nous ne pouvons donner carte blanche à des pratiques dommageables d’un point de vue environnemental, qui élimineront à jamais le caractère naturel du tiers de nos écosystèmes forestiers», estime Marie-Ève Marchand, directrice générale de la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP).