Lorsque dénichés, les minéraux peuvent être scrutés à la loupe afin d’en déceler les origines, comme le fait ici Ken Choquette, président du conseil d’administration du Club de minéralogie de Québec. (Photo Karine Bouchard)
Suivre la trace du trésor «minéral»
Exposition des membres du Club de minéralogie de Québec
Tels de véritables géologues en herbe, les membres du Club de minéralogie de Québec fouillent et creusent le sol québécois, à la recherche de trésors naturels : les minéraux. Qu’ils soient scintillants, mats, de teintes éclatantes ou plutôt neutres, ces œuvres de dame Nature émerveillent les ambitieux chercheurs. Œuvres qui seront par ailleurs exposées, le samedi 12 avril prochain, au Domaine de Maizerets.
Qui n’a pas un jour tenté de découvrir un trésor de pirate enfoui quelque part sous une épaisse couche de sable? La recherche de pierres précieuses captive et intrigue depuis des millénaires. Ne suffit que de songer à la ruée vers l’or des débuts du 20e siècle. Ruée qui a – faut-il le rappeler? – failli friser la folie.
C’est vêtus de bottes «à cap d’acier», d’un casque de protection et de gants que les géologues amateurs prennent d’assaut les carrières et mines, scrutant au passage les amoncèlements de terre et de roches. Rien ne doit échapper au regard aiguisé des chercheurs. «C’est comme aller à la pêche. On peut passer une journée sans rien trouver, et une autre fois, en trouver des dizaines!», précise Ken Choquette, président du conseil d’administration du club.
Le Club de minéralogie de Québec, qui a vu le jour en 1995, compte à l’heure actuelle 65 membres assidus. L’été, le petit peloton se rend sur le terrain, cherchant ici et là des spécimens intéressants. L’hiver, les géologues amateurs assistent à des conférences portant sur la minéralogie.
Ils ont l’occasion chaque année de se départir de certaines pièces, lors de l’exposition. Une douzaine d’exposants seront présents le 12 avril prochain pour vendre de leurs précieuses trouvailles.
Cap sur les minéraux
«Les minéraux, c’est comme une plante : c’est en croissance constante. De petite cellule au départ, le cristal se met à se développer. Ça peut prendre jusqu’à des millions d’années», explique M. Choquette. Grâce à la magie de la chimie, les minéraux prennent de l’expansion. Des liquides circulant à leurs abords leur procurent ce dont ils ont besoin. «Le noyau va prendre ce dont il a besoin, d’ajouter le président. C’est mystérieux, la nature. Le minéral sait en quelque sorte de quoi il a besoin.»
Le sol de Québec recèle de nombreux joyaux. On y retrouve en bonne quantité du quartz et de la pyrite. Ken Choquette possède pour sa part une imposante collection de plus d’un millier de «spécimens», de provenances diverses. «Ce qui me passionne, c’est de voir comment la nature sait faire elle-même de belles choses. Un peu comme dans le domaine des plantes. Plus la plante est belle, plus elle est utile quand elle se développe. Des minéraux, on en retrouve un peu partout, dans une panoplie d’objets auxquels on ne songerait pas. Dans l’électronique, la peinture…»
L’exposition se tiendra le 12 avril prochain, de 13 h à 16 h, au Domaine de Maizerets. Les personnes intéressées peuvent joindre les rangs du club au coût de 36 $ par famille. Pour de plus amples informations, visitez le
www.lecmq.org.