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Le bonheur: raison d'être de l'éducation selon le Mouvement Humanisation

Article mis en ligne le 11 avril 2008 à 23:05
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Le bonheur: raison d'être de l'éducation selon le Mouvement Humanisation
Le 3e colloque du Mouvement Humanisation, qui se tiendra le 9 et 10 mai à l’Université Laval, proposera au peuple québécois de refonder l’éducation sur le bonheur. Ce mouvement éducatif estime que l’école québécoise ne réussira pas à s’extirper du cercle vicieux des réformes avec instruire, socialiser et qualifier comme finalités. C’est pourquoi, il propose le bonheur pour les remplacer.
Lors des deux premiers colloques, les conférenciers ont fait ressortir l’absence de programmes d’humanisation et l’urgence d’offrir à chaque nouvelle génération une éducation humanisante. Lors de ce 3e colloque, Thomas De Koninck de la Faculté de Philosophie, Michel Cabanac de la Faculté de médecine et Gaston Marcotte de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval s’efforceront de démontrer que le bonheur est biologiquement, historiquement, philosophiquement et éthiquement l’aspiration la plus naturelle et la plus profonde des êtres humains. Par conséquent, la raison d’être de toutes les institutions sociales devrait être le bonheur. Par conséquent l’institution éducative doit viser à rendre chaque individu automne et responsable dans sa poursuite individuelle et collective du bonheur.

Convaincu que le bonheur doit être au cœur de tout processus d’humanisation, le professeur De Koninck a intitulé sa conférence «Éduquer pour le bonheur». Le docteur Cabanac abordera les bases physiologiques du plaisir et du bonheur et proposera une réponse à la question: «Qu’est-ce que le bonheur?». Quant au professeur Marcotte, président-fondateur du Mouvement Humanisation, il entend démontrer lors de sa conférence intitulée «Pour une éthique du bonheur», qu’une telle éthique sera nécessairement fondée sur une science et un art du développement humain.

Tant que le bonheur ne sera pas la raison d’être de l’éducation, et que celle-ci n’offrira pas de programmes d’humanisation adaptés à chaque catégorie d’âge pour y parvenir, il n’y aura aucune raison de penser que l’éducation se sortira de sa crise qui perdure depuis des décennies.

Il n’y a pas davantage de raison de croire que l’éducation contribuera à détourner l’humanité de la crise humaine et écologique sans précédent à laquelle elle fait actuellement face puisque le sous-développement humain est la cause principale de l’ignorance, la pauvreté, la misère et la souffrance qui accablent sans répit les humains partout dans le monde.

Si l’école n’aide pas chaque nouvelle génération à devenir plus efficace que la génération précédente dans sa poursuite individuelle et collective du bonheur, il est tout à fait légitime de se demander à quoi elle sert.

Plus d'information à: www.mouvementhumanisation.org

* (Source: Mouvement Humanisation)

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