C'est dans une salle du conseil fraîchement rénovée que les élus ont tenu, hier soir, leur première séance du mois d'avril. (Photo François Simard)
Inquiétude parmi les élus
Les coupures demandées aux arrondissements soulèvent bien des questions
Les coupures demandées aux arrondissements afin d'aider à absorber les dépenses supplémentaires engendrées par l'hiver pour le moins rigoureux qu'a connu la capitale soulèvent des inquiétudes parmi les élus. «Il n'est pas question de toucher aux services de proximité aux citoyens», promet toutefois le vice-président du comité exécutif, Richard Côté.
Les directions de tous les arrondissements ont été appelées à faire des suggestions afin de récupérer une somme équivalente à 2,5% de leur budget pour payer la facture supplémentaire liée au dépassement des coûts de déneigement qui pourrait atteindre 15 M$. «Il faudrait peut-être réexaminer les prévisions de revenus pour l'année au lieu de couper», suggère le conseiller Ralph Mercier.
Le vice-président du comité exécutif, François Picard, rappelle que Québec a jusqu'à maintenant reçu 540 centimètres de neige alors que le budget de déneigement en prévoyait 350. «Si on ne fait rien, ça représentera une augmentation de 2% sur le compte de taxes des citoyens, explique-t-il. Et on ne peut pas anticiper des revenus supplémentaires qu'on n'aura peut-être pas en bout de ligne.»
Contrairement à plusieurs de ses collègues, la conseillère Anne Guérette se dit plutôt favorable à une hausse du compte de taxes étant donné le contexte particulier vécu cet hiver. «Est-ce qu'on pourrait penser à une taxe exceptionnelle pour faire face à une situation exceptionnelle au lieu de gratter les fonds de tiroirs dans les arrondissements», demande-t-elle.
Richard Côté refuse de s'engager dans cette voie, préférant attendre les résultats des efforts demandés aux arrondissements avant d'aller plus loin dans le processus. «Je suis confiant que ça va fonctionner, affirme-t-il. Taxer les citoyens déjà au mois de mars ça n'aurait pas été sérieux.»
Le chef de l'opposition, Jean-Marie Matte, souhaite pour sa part que le comité exécutif fasse preuve d'un peu plus d'optimisme. «Il ne faut pas être alarmiste dans tout ça, soutient-il. Il faut voir les nouveaux revenus potentiels dont ceux liés à la vente d'édifices comme par exemple Place Québec qui rapportera 4,5 M$.»
Richard Côté ne s'attend pas à des revenus supplémentaires extraordinaires, jugeant les prévisions ayant servi à élaborer le budget plutôt optimistes. Répondant au conseiller Alain Loubier qui lui demandait quand la direction générale allait statuer sur les coupures proposées par les arrondissements, il a encore une fois voulu se faire rassurant. «Aussitôt qu'on sentira qu'une coupure touchera les services aux citoyens, on la refusera», promet-il.