Virage santé: de l'hôpital à l'école
Dès septembre, tous les établissements scolaires publics et privés devront se conformer à 100% à la politique d'alimentation santé élaborée par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS)*. Quant aux hôpitaux, aucune date butoir pour enrayer la malbouffe de la cafétéria n'a été arrêtée.
Pourtant, l'hôpital a pour vocation de soigner ses malades en vue d'une rémission le plus rapidement possible. Bien sûr, des menus dosés et équilibrés sont confectionnés pour les patients. Mais les employés d'hôpitaux et les visiteurs ont le choix de consommer des aliments sains ou des plats de type restauration rapide.
Mais l'hôpital a pour mission de prôner la santé, autant, sinon plus que l'école où l'on y éduque les adultes de demain. Les centres hospitaliers accusent toutefois un retard dans la mise en place d'une politique santé. La poutine et les frites sont exposées aux côtés de plats santé.
Selon les responsables alimentaires des hôpitaux, on laisse le choix au citoyen. L'un de ces responsables affirme que dans 85% des cas, le client préférerait des aliments sains à des aliments présentant une valeur nutritive moindre.
Bref, est-ce que les personnes responsables ayant le pouvoir de retirer la malbouffe des hôpitaux vont attendre que le gouvernement légifère en la matière ou prendront-ils le taureau par les cornes et iront-ils de l'avant pour n'offrir que de la bouffe santé dans un avenir plus ou moins rapproché? L'appel est lancé.
* Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif