Le menu des patients du CHUQ: uniformisé et peu de gras trans
Les services alimentaires sont en train de le réviser
En 1999, le menu aux patients a été uniformisé dans les trois hôpitaux que regroupe le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ), à savoir l'Hôtel-Dieu de Québec, le CHUL et l'hôpital Saint-François d'Assise.
Actuellement, les services alimentaires révisent le menu. L'ensemble des patients seront touchés par cette mesure. «C'est un vaste chantier qui regroupe des chefs du service de coordination clinique, des chefs des services alimentaires et le comité des utilisateurs», détaille Denise Labrie, chef du service de nutrition clinique du CHUQ.
Le menu est élaboré selon le Guide alimentaire canadien. Parmi les objectifs à atteindre dans ce menu révisé: diminution de la consommation de gras trans et élimination de la margarine hydrogénée. La teneur en sodium a aussi été mise sous la loupe. «Il faut travailler avec les produits de l'industrie, mais il faut aussi que l'industrie nous suive», affirme Mme Labrie.
Un petit répit de la bonne bouffe
À toute règle il y a une exception. Les personnes âgées hospitalisées à long terme à l'hôpital ont droit à un traitement de faveur en commandant à l'occasion un plat de restauration rapide.
«On leur en offre de temps en temps en commande spéciale. Au fond, on veut s'assurer de ramener les patients à la santé; on ne va pas non plus dans le domaine des caprices (de la malbouffe), mais on va le plus loin qu'on peut», résume la chef du service de nutrition clinique du CHUQ.
Chaque jour, près de 1100 patients sont hospitalisés. Selon le rapport à la communauté 2006-2007 du CHUQ, 2 112 209 repas ont été servis, ce qui constitue près de 50 000 repas de plus que l'année précédente. La production des repas pour les patients du CHUQ est centralisée à l'hôpital Saint-François d'Assise.
Nombre de repas servis en 2006-2007
Pour l'établissement: 971 961
Pour les visiteurs et le personnel: 1 189 580
Total: 2 161 541
(Source: Rapport à la communauté 2006-2007 du CHUQ)
«On veut s'assurer de ramener les patients à la santé; on va pas dans le domaine des caprices (de la malbouffe), on va le plus loin possible»