Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Richard Lessard: membre d'une famille qui baigne dans le sirop depuis des générations

par Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
Voir tous les articles de Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
Article mis en ligne le 7 avril 2008 à 5:30
Soyez le premier à commenter cet article
Richard Lessard: membre d'une famille qui baigne dans le sirop depuis des générations
Richard Lessard, dans le camp du trappeur.
Richard Lessard: membre d'une famille qui baigne dans le sirop depuis des générations
Avec l'hiver rigoureux qu'on a connu, je me suis posé la question: qu'adviendra-t-il du temps des sucres? Je suis allé chercher la réponse directement à la cabane à sucre. Située à quelques minutes du centre-ville de Québec, l'Érablière du Lac-Beauport est opérée par la famille Lessard depuis quelques générations. J'ai découvert une organisation extrêmement bien structurée, qui permet de recevoir des milliers de personnes annuellement pour le plaisir d'une partie de sucre, mais surtout qui offre un volet éducatif très élaboré. Voici donc le résumé de ma rencontre avec Richard Lessard, grand responsable des opérations.
Québec Hebdo - Richard, vous êtes «dans le sirop» pour ainsi dire de père en fils!
Richard Lessard - «C'est absolument ça. Mon père et mon oncle, André et Joseph, ont fondé cette érablière ici à Lac-Beauport. Mon grand-père et même mon arrière-grand-père ont toujours fabriqué du sirop d'érable alors qu'ils demeuraient en Beauce. Je suis d'ailleurs originaire de la Beauce. Il y a plusieurs années, mon père a construit cette érablière ici comme projet de retraite. Malheureusement, il est mort trop jeune. J'ai donc décidé de prendre la relève et de développer cette cabane à sucre pour les gens de la région de Québec et pour le tourisme.»
QH – Est-ce toi qui as apporté cette dimension éducative à l'entreprise?
RL - «Je voulais faire plus qu'offrir les produits de l'érable. Je voulais que les gens, surtout les touristes, connaissent nos méthodes de travail et l'évolution qu'a connue la cabane à sucre. De plus, avec l'aide d'un bon ami, M. Carrier, nous avons créé un site Internet complet sur le domaine de l'érablière. Aujourd'hui, c'est plus de deux millions d'internautes qui fréquentent notre site de partout dans le monde. Nous sommes traduits en plusieurs langues (japonais, allemand, espagnol et anglais).»
QH - Votre site Internet semble très interactif!
RL - «Tout à fait. On y retrouve toute sorte de jeux éducatifs pour les plus jeunes, des mots croisés sur le thème du temps des sucres, des jeux-questionnaires évaluant vos connaissances dans le domaine, des anecdotes et des légendes amérindiennes. On y retrouve même une vidéo sur le folklore québécois du temps des sucres.»
QH - Revenons à la cabane à sucre ici de Lac-Beauport. Quelle est son histoire?
RL - «Cela fait maintenant plus de 15 ans que mon père a acheté cette ancienne érablière. Nous entaillons plus de 12 000 érables chaque année. La toute première cabane à sucre ayant été incendiée, nous avons reconstruit en y ajoutant une grande salle de réception. De plus, mon père avait toujours eu le projet de bâtir un petit musée de l'érable et c'est ce qu'on a fait. Les gens peuvent donc découvrir l'histoire du sirop d'érable au Québec, les premières techniques, l'arrivée de la tubulure, les bouilloires modernes, etc. C'est ce qui nous a permis de développer une clientèle touristique importante.»
QH - Vous possédez aussi un autre musée, celui du trappeur!
RL - «L'idée nous est venue de l'intérêt que les touristes ont démontré envers la faune québécoise. Dans une vieille cabane à sucre plus petite, j'ai donc installé le camp du trappeur. C'est ni plus ni moins un centre d'interprétation de la faune et de la flore québécoise. Avec Jean Brisson, taxidermiste, on a développé ce centre qui, en période forte, a déjà vu passé plus de 50 000 visiteurs. Ça vient de partout dans le monde. En fait, notre clientèle provient à 50 % du Québec, 30 % du Canada et 20 % d'Europe et d'Asie.»
QH – Est-ce que cette année la saison des sucres est en retard?
RL - «Oui, d'au moins deux à trois semaines c'est certain. Habituellement, ça commence fin février début mars. Cette année, on parle plus du début avril. Nous avons eu tellement de neige que toute notre tubulure est encore sous la neige. Nos réserves de sirop sont très basses. Partout au Québec, il n'y a plus de sirop d'érable. Oublie ça les grandes réserves qu'on a déjà eues. Tout est à sec. On devra en produire rapidement.»
QH - Est-ce à dire que le sirop d'érable sera plus cher cette année?
RL - «Sans aucun doute. Il y aura une augmentation puisque la denrée est rare et que nos coûts de production ne cessent d'augmenter.»
QH - Quels sont tes projets d'avenir?
RL - «Il y a de gros projets dans l'air dont je ne peux parler maintenant. Mais pour moi, ce qui est important, c'est de toujours garder un niveau de qualité supérieur et d'offrir un produit à la hauteur des attentes. Je veux aussi poursuivre le développement du tourisme. J'aimerais aussi réaliser un rêve, soit celui de réunir toute la famille Lessard au complet dans cette entreprise.»
QH - Au moment où vous lirez cette chronique, ce sera à peine le début du temps des sucres. Je vous suggère d'aller vous sucrer le bec à la cabane à sucre de Lac-Beauport et découvrir ce magnifique coin de pays. Mais surtout, n'oubliez pas de faire une visite du site Internet: www.erabliere-lac-beauport.qc.ca

* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins

  • Beauport Express - Beauport, Québec
  • L'Appel - Sainte-Foy, Sillery, Laurentien, Saint-Augustin, L'Ancienne-Lorette
  • Québec Express - Ville de Québec, Québec

La question du net

  • «À l'approche du temps des fêtes, êtes-vous davantage sensible aux cris d'alarme des organismes de charité?»
  • Oui
  • Non