Les parents d'Annie Tremblay-Dugas, Laurier Tremblay et Gabrielle Larouche, ont publié le manuscrit que leur fille a laissé avant de mourir, «Crème irlandaise, île de la quarantaine».
(Photo: Véronique Demers)
Crème irlandaise
Un ouvrage en mémoire des Irlandais de Grosse-Île
De nombreux Irlandais ont célébré récemment la Saint-Patrick. Le Charlesbourgeois Laurier Tremblay a décidé de souligner, à sa manière, cette fête nationale, en publiant «Crème irlandaise: île de la quarantaine», le dernier manuscrit laissé par sa fille, Annie Tremblay-Dugas, quelque temps avant de mourir.
Ce roman historique, publié aux éditions GALT, est le troisième ouvrage d'Annie Tremblay-Dugas, après «Le destin de Jeanne d'Aulney en Acadie» et «L'entité de la maison du planteur».
Une soirée spéciale en mémoire de ces Irlandais qui ont foulé en 1847 la terre de Grosse-Île, ou l'île de la quarantaine, aura lieu le 29 mars prochain dès 19h, à la bibliothèque de Charlesbourg. Lors de cet événement, des aquarelles d'Annie Tremblay-Dugas seront également exposées dans le hall de la bibliothèque.
«Il y a beaucoup de sérénité qui se dégage de ses tableaux. Elle en a fait même une semaine avant de mourir. Elle produisait sa propre endorphine en créant des toiles. Elle débordait de créativité», se rappelle Laurier Tremblay.
Rose Masson-Dompierre, écrivaine et promotrice de la Corporation pour la mise en valeur de la Grosse-Île, est l'invitée d'honneur de cette soirée. «Mme Masson-Dompierre est une professeure très compétente, avec un œil très critique», fait valoir M. Tremblay.
Plusieurs conférenciers figurent au programme de la soirée: Gabrielle Larouche, mère de l'auteure; Marc-André Harvey, écrivain; Louise Chouinard, ex-enseignante et linguiste; capitaine Louis Rhéaume, capitaine et pilote du Bas Saint-Laurent; Pierrette Rioux, animatrice au Patro de Charlesbourg; Marianne Marcotte, étudiante, ainsi que Laurier Tremblay, ex-imprimeur-éditeur, peintre et auteur.
Par-dessus tout, Laurier Tremblay et sa femme Gabrielle Larouche ont insisté sur l'importance de publier le manuscrit de leur fille et faire du 29 mars une fête. «Au fond, on veut faire comprendre aux gens l'importance de l'histoire. Si on n'a pas de mémoire collective, ça donne quoi? On serait comme des animaux. Plus la technologie est pointue, plus on en est dépendant et plus on est en danger de perdre cette mémoire collective», conclut M. Tremblay.
La bibliothèque est située au 7950, 1re Avenue, à Charlesbourg. Information: (418) 641-6287
«On veut faire comprendre aux gens l'importance de l'histoire. Si on n'a pas de mémoire, collective, ça donne quoi?»
(Photo: Véronique Demers)