Le metteur en scène Philippe Soldevila ayant adapté de son cru «Le Magicien prodigieux» de Calderon de la Barca.
(Photo: courtoisie Jocelyn Bernier)
L'amour et le libre arbitre
Philippe Soldevila propose une adaptation libertaire du Magicien prodigieux, pièce écrite par de Calderon de la Barca, auteur espagnol du 17e siècle.
Cette adaptation, présentée du 25 mars au 12 avril au Théâtre Périscope, est une Production du Théâtre Sortie de Secours. «À la base, c'est une commedia de santos, une pièce à caractère religieux; Saint-Cyprien, et Sainte-Justine, martyrs de la foi chrétienne. Ce n'est pas nécessairement dans l'extrémisme religieux qu'on trouve le bonheur, mais dans les petites choses de la vie», décrit le metteur en scène Philippe Soldevila. Il s'agit d'un drame assez comique. En 1630, Racine, en France, était assujetti à des unités de lieux, alors qu'en Espagne, il y avait une grande liberté au niveau formel.
L'auteur et philosophe Calderon aborde la notion du libre arbitre quant à nos choix moraux. «C'est une adaptation du mythe de Faust», résume M. Soldevila.
Toutes les ficelles du théâtre sont montrées dans cette pièce. Le diable est le personnage principal, mais aussi le narrateur. Il dirige une troupe de théâtre intemporelle qui a traversé les siècles.
Le Charlesbourgeois Nicola-Frank Vachon incarne Floro, un des assistants du diable, en plus d'un marchand de glace moderne. «Dans cette pièce, qui a un côté clownesque et athlétique, je suis pas mal dans mon univers. Le clown de cirque m'intéresse moins que le clown de théâtre», nuance-t-il.
À de nombreuses reprises, le 4e mur sera abattu, puisque le diable s'adressera directement aux spectateurs.
Le Magicien prodigieux constitue une pièce assez philosophique; la forme reste ludique. «On discute des questions existentielles», résume M. Vachon.
La distribution est composée de Jonathan Gagnon, Israël Gamache, Marie-Hélène Lalande, Nicolas Létourneau, Patrick Ouellet, Guillaume Perreault, Marie-France Tanguay et Nicola-Frank Vachon.
Billetterie: (418) 529-2183
«C'est une pièce entre l'hommage et l'outrage à Calderon, on la dépoussière, mais on s'en moque aussi»
- Philippe Soldevila
(Photo: courtoisie Jocelyn Bernier)
(Photo: courtoisie)