Un rare dentiste en croisade contre le fluor. Dossier Fluor 4/4
Louis Gauthier, dentiste à Sainte-Foy depuis 42 ans, est un ardent détracteur du fluor. Membre de l’Association de médecine dentaire holistique du Québec (AMDHQ), il pratique depuis 13 ans une médecine dentaire traditionnelle où, entre autres, le mercure et le fluor, – les poisons comme ils les appellent – sont bannis.
Il évalue que la Ville de Québec a pris la bonne décision. L’homme en croisade contre le fluor croit que ce produit n’a pas sa place dans l’organisme. «Le fluor peut aller sur les dents, pas dans le corps. On n’avale pas la crème solaire pour se protéger du soleil, ironise-t-il. Je ne suis pas contre le fluor, il est utile, mais dans les fonderies et pour la fabrication d’aluminium...»
La définition du Petit Robert n’a effectivement rien d’inspirante: élément atomique du groupe des halogènes, gaz toxique jaune pâle, le plus électronégatif de tous les éléments et fortement réactif.
«L’association dentaire américaine a demandé aux parents de ne pas utiliser d’eau fluorée dans les formules pour nourrissons. Est-ce un poison pour certains et pas pour d’autres? Et qui boit beaucoup d’eau? Les diabétiques. On va rendre des gens malades encore plus malades?», s’insurge-t-il. De plus, selon lui, le fluor, déchet industriel, que l’on utilise comme additif pour l’eau potable des villes est de très mauvaise qualité comparativement à celui qui est utilisé dans la confection des dentifrices ou en médecine dentaire.
Selon l'Institut national de recherche dentaire américaine, les problèmes liés à des excès de fluor ont connu une augmentation de 9 % au cours des 20 dernières années. M. Gauthier constate dans sa pratique un de ces problèmes: la fluorose dentaire. Un des symptômes de la maladie est l’apparition de taches blanches ou brunes sur les dents des résidents des zones de la ville où l’eau est fluorée.
«La fluorose, c’est pas compliqué, c’est une intoxication au fluor. Elle cause un affaiblissement de la masse osseuse et du système nerveux. Dans certaines prisons, on ajoute du fluor dans l’eau ou la nourriture des prisonniers pour les calmer lors d’une émeute…, allègue-t-il. Et si au moins le fluor servait à quelque chose, mais il n’y a pas plus de lien entre le fluor et la carie qu’un mal de tête n’est dû à un manque d’aspirine…»
M. Gauthier cite une récente étude du département de santé publique américain effectuée auprès de 39 000 jeunes de villes fluorées ou non, aux États-Unis. « Il n’y a pas de différence sur la prévalence de caries chez ces jeunes selon leurs villes d’origines.»
Daniel Bédard
Commentaire mis en ligne le 7 avril 2008Vidéo - Entrevue avec M. Sérodes
Professeur de Génie des eaux à l'Université Laval.
Canal VOX, Québec, mars 2008: http://www.qvq.ca/afq/audio-video/Entrevue-serodes.mp4