Pour Josée Drouin, croire en la jeunesse, c’est croire en notre avenir!
Josée Drouin: une vie dédiée à la danse et à la jeunesse
Je sors cette semaine d’une rencontre étourdissante, mais combien agréable. Je vous souhaite d’ailleurs de vivre l’expérience de rencontrer Josée Drouin et de faire un brin de causette. En quelques minutes, elle réussira à vous faire partager sa passion pour la danse, les jeunes et sa troupe Toupies danse.
Québec-Hebdo - Josée, à quel âge as-tu commencé à t’intéresser à la danse?
Josée Drouin - «J’avais à peine 17 ans, alors que je travaillais comme monitrice au Centre communautaire Guy-Drolet. J’étais monitrice et, un jour, on m’a demandé de monter un cours de danse pour les jeunes. Comme je provenais du milieu du patinage artistique, on a tout de suite pensé que j’étais la personne tout indiquée pour mettre sur pied ces cours de danse. J’ai relevé le défi.»
QH - Ce n’était donc pas encore ton école de danse!
JD - «Non pas vraiment. J’ai organisé ces cours de danse pendant près d’un an et demi, jusqu’au jour où les gens du Carnaval de Québec m’ont approchée pour produire un spectacle dans le cadre de leurs activités. C’est vraiment à partir de cet engagement que j’ai su que ce serait ça ma vie et j’ai créé Toupies danse.»
QH - Il y a 20 ans, ça ne devait pas être évident pour une jeune fille de créer sa propre entreprise?
JD - «Non et ça n’a pas été facile. Je me souviens qu’on a commencé dans des sous-sols d’église avec de vieux "juke-box". J’avais 18 ans et je faisais ma petite comptabilité. J’inscrivais mes revenus et je brochais mes factures. Quelle aventure! Mais, ma passion était plus forte que tout. Je désirais tellement aider les jeunes et leur faire partager cette passion. Ça n’a pas été trop long et j’ai atteint le chiffre de 350 élèves par session.»
QH - Je t’ai connue à l’époque de Noël à Québec. Que retires-tu de cette expérience?
JD - «Noël à Québec a été pour moi un réel tremplin dans le monde du showbiz. Ça m’a permis de toucher à tout: éclairage, sonorisation, direction de production, mise en scène, etc. Une vraie école pour moi. Je dessinais même les costumes et les décors. C’est tellement valorisant de travailler avec et pour les jeunes et de les voir s’épanouir! D’ailleurs, aujourd’hui, plusieurs de ces jeunes de la première heure travaillent avec moi à l’école de danse ou aux Productions Josée Drouin.»
QH - Toupies danse fêtera ses 20 ans cette année, quel bilan en fais-tu?
JD - «Je peux dire qu’après 20 ans, des milliers de jeunes ont porté fièrement le nom Toupies danse. À chaque année, nous maintenons une fréquentation de plus de 500 élèves par session âgés de 3 à 60 ans. Toupies danse, c’est au-delà d’une troupe de danse. C’est une philosophie de vie. C’est une équipe dynamique, qui partage sa joie de vivre. Elle s’illustre non seulement à travers les grands évènements de Québec, mais aussi lors de plusieurs spectacles privés ou corporatifs.»
QH - Comment vas-tu fêter les 20 ans de Toupies danse?
JD - «Mon plus cher désir serait de pouvoir réunir tous ceux et celles qui ont fait partie de Toupies danse depuis 20 ans, pour qu’ils assistent et participent au spectacle que nous présenterons au Palais Montcalm en mai prochain. Ce sera en quelque sorte une rétrospective de nos 20 ans de carrière. Pour l'occasion, nous produirons un album réunissant plusieurs chansons inédites et il est aussi question d’une tournée à l’automne avec la troupe.»
QH - Vingt ans ont passé sans jamais altérer ta passion?
JD - «J’ai vécu des moments intenses dans le domaine du spectacle, qui font qu’aujourd’hui, je suis en mesure de comprendre que ce métier me colle à la peau. La scène est pour moi le meilleur moyen de communiquer la passion, l’espoir et les rêves. J’ai toujours cru au potentiel des jeunes. Croire en la jeunesse, c’est croire en notre avenir!»
QH - Quelle femme passionnée! En terminant, à la demande de Josée, je me permets de lancer un appel à quatre anciennes élèves de l’école Toupies danse dont elle a perdu les coordonnées. Alors, si Marie-Claude Fortin, Évelyne Bussières, Mélissa Boucher et Sandra Hamel lisent cette chronique, il vous faut absolument contacter Josée Drouin ou l’école Toupies danse pour de grandes retrouvailles!
* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)