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Exit la malbouffe des centres sportifs de Charlesbourg

Véronique Demers par Véronique Demers
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Article mis en ligne le 19 mars 2008 à 9:30
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Exit la malbouffe des centres sportifs de Charlesbourg
Guy Caron, responsable des équipements pour l'arrondissement de Charlesbourg,
À partir de juillet 2008
Exit la malbouffe des centres sportifs de Charlesbourg
L'arrondissement de Charlesbourg profite de l'appel d'offres lié au renouvellement de son contrat de service alimentaire pour retirer la malbouffe de l'Arpidrome et l'aréna Réjean-Lemelin.
Les arrondissements de Beauport, Sainte-Foy/Sillery et la Haute-Saint-Charles ont rapidement suivi la cadence. Le contrat de service sera en vigueur dès le 1er juillet 2008, pour une période de trois ans, avec un an d'option.

«De part et d'autre, il faut être satisfait», mentionne Guy Caron, responsable des équipements pour l'arrondissement de Charlesbourg.

«La nourriture proposée ne sera pas nécessairement du tofu et des salades, des sous-marins et des pitas au poulet. Ce qu'on veut, c'est bannir les produits avec mets trop gras et trop sucrés», soutient le président de l'arrondissement, Jean-Marie Laliberté.

L'arrondissement de Charlesbourg a décidé d'y aller avec un changement total, après s'être fié à l'expérience peu concluante des deux offres de service alimentaire vécue ailleurs. «Lorsque les gens ont le choix entre des menus santé ou du fast-food, il y a des pertes alimentaires notables. Sainte-Foy a fait cette expérience-là, il y a quelques années. Ça avait été un échec», résume M. Servais. Une nutritionniste va épauler l'équipe veillant à la mise en place de cette politique santé.
Perte de 100 000$ de loyer
Le concessionnaire qui dessert notamment les arénas à Charlesbourg, Beauport et Saint-Foy/Sillery, Hervé Lapointe avoue que l'impact pour son entreprise EHL inc. est considérable. «Ça fait six mois que je travaille à l'élaboration d'un plan B à moyen et long terme. Je m'enlignais pour un virage santé. J'ai proposé aux arrondissements pour les deux premières années 50% de fast-food et 50% de bouffe santé, et la troisième année, seulement 100% santé. Pour le moment, la clientèle n'est pas prête. Le p'tit vieux qui va au hockey veut avoir sa poutine», croit M. Lapointe.
Le concessionnaire de EHL inc. estime que la ville subira une perte de 100 000$ de loyer par année pour les sept arénas qu'il dessert. «Avec de la bouffe santé, le loyer que récolterait la ville ne devrait pas dépasser 15 000$ ou 20 000$. Quant à mon entreprise, mes ventes vont diminuer de 25% à 30% par année. Je suis très déçu de la ville», commente-t-il.
Clientèle scolaire
Les jeunes de la Polyvalente de Charlesbourg, à côté de l'Arpidrome, seront principalement touchés, sans compter les clubs sportifs amateurs et scolaires, ainsi que ceux fréquentant l'aréna Réjean-Lemelin.
Les élèves devront s'adapter à même le menu de la cafétéria de leur école, puisque dès septembre, on y offrira des plats 100% santé. «On souhaite vraiment s'attacher à la politique gouvernementale qui est de bannir les aliments à haute teneur en gras et en sucre. J'ai hâte de voir la réaction des jeunes. Il y en a qui sont contents, d'autres moins. (…) On veut travailler en collaboration avec le concessionnaire», affirme M. Caron.

Depuis 2002, l'arrondissement de Charlesbourg a délégué la responsabilité des casse-croûte des centres sportifs à un concessionnaire. «Cette pratique de donner le contrat à une entreprise privée est probablement la plus répandue dans les casse-croûte et les arénas», fait remarquer Denis Servais, directeur de la Division de la culture, du loisir et de la vie communautaire.
«On a décidé d'y aller radicalement. Parce que quand on donne le choix aux jeunes, ils se tournent vers la malbouffe.»
- Jean-Marie Laliberté, président de l'arrondissement de Charlesbourg

(Photos: Véronique Demers)

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Fernand Trudel

Commentaire mis en ligne le 6 avril 2008
Suite au débat sur la fluoration de l'eau, les élus municipaux se sont déclalrés inaptes à décider d'un problème de santé publique et ont demandé au ministre de la Santé de leur imnposer cette mesure même si le ministre leur recommandait fortement.

Il est paradoxal que les élus municipaux prennent les devants du Ministre de la Santé dans le dossier de la malbouffe dans les arénas. Même les hopitaux ont décidé de respecter le libre choix des clients de leur cafétéria.


Qu'est ce que c'est cette idée d'imposer aux jaunes des habitudes alimentaires C'est une question de santé publique et non municipale. Encore une fois les élus municipaux n'ont pas pris les bonnes décisions. Dans ce cas, ils aurait eu mérite à attendre les avis du Ministre et d"obliger les concessionnaires de varier leurs menus. Pas surprenant que le maire Labeaume veut en éliminer des conseillers...

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