Les jeunes chanteurs de Charlesbourg se sont préparés pour la Symphonie des Mille depuis janvier dernier.
(Photo: courtoisie Bruno Carpentier)
Mission accomplie pour les Petits chanteurs de Charlesbourg
À la Symphonie des Mille de Mahler
Ce n’est pas demain la veille que les Petits chanteurs de Charlesbourg auront à nouveau l’occasion de prendre part à un spectacle d’une telle envergure que celui de la Symphonie des Mille de Gustave Mahler, samedi dernier.
Quarante-deux choristes de la manécanterie ont relevé le défi de chanter en allemand et en latin devant près de 12 000 spectateurs. Suzanne Lacoursière, directrice musicale des Petits chanteurs de Charlesbourg (PCC), explique que le projet était ambitieux. «Pour les jeunes, chanter en allemand n’est pas quelque chose d’habituel. Il a fallu porter une attention particulière à la prononciation des mots ainsi qu’au sens des paroles», dit-elle.
«Les jeunes qui participaient au spectacle ne sont pas spécialistes en musique classique. Âgés de 9 à 17 ans, ils ont dû mobiliser leurs forces physique et intellectuelle pour en venir à apprécier la symphonie qui est techniquement complexe au niveau de l’interprétation et parfois dissonante à l’oreille», ajoute-t-elle.
Jessica Latouche, chef de pupitre des sopranos et étudiante en chant classique à l’Université Laval, a su bien accompagner les choristes dans leur apprentissage. «Il est vrai que le chant allemand posait problème au début. Nous avons utilisé des aide-mémoires pour faciliter la prononciation. Nous avons su synchroniser les voix et finalement, les jeunes ont pris plaisir à chanter», explique-t-elle.
La jeune femme de 22 ans avoue avoir trouvé la tâche d’enseignement et d’accompagnement ardue, mais conclut sur une note des plus positives. «J’ai eu l’occasion de vivre un expérience unique. J’ai appris à orienter les chanteurs, à diriger des groupes, à développer mon sens de l’organisation », confie-t-elle.
Première répétition rassurante
Malgré toutes les difficultés éprouvées par le groupe à propos de la compréhension de l’interprétation de l’oeuvre, Mme Lacoursière explique que la première de jeudi dernier a été une révélation autant pour elle que pour les jeunes choristes. «Eux qui trouvaient la mélodie douteuse ont changé leur fusil d’épaule en chantant accompagnés par l’orchestre. Ils étaient lumineux, heureux et fiers de prendre part à un événement aussi important», dit-elle.
À raison d’une rencontre par semaine, les choristes se sont préparés pour la Symphonie des Mille depuis janvier. Ils ont également participé à un camp musical au cours du même mois. Selon Mme Lacoursière, ces rencontres sont vraiment formatrices et permettent aux choristes de tisser des liens et de prendre confiance en eux. «Ce camp a joué un rôle majeur dans la qualité de la prestation offerte par nos choristes samedi dernier.»
(* Collaboration spéciale Evelyn Payne)
(Photo: courtoisie Bruno Carpentier)