Bilan routier amélioré sans radar
Le ministère des Transports du Québec vient de rendre public un bilan exemplaire pour 2007. Malgré un réseau routier qui tombe en ruine et une augmentation constante des usagers de la route, il s'agit du meilleur résultat au cours des 60 dernières années. Et, cette bonne note – seulement 608 décès – a été obtenue sans nouveaux éléments de coercition.
Voilà une preuve de plus que l'ajout de radarphotos et la réduction du taux d'alcool à 0,5 % sont des mesures injustifiées. La croisade en ce sens du président de la Table de concertation sur la sécurité routière, Jean-Marie De Koninck, frôle parfois l'acharnement. L'augmentation l'an dernier du nombre de contraventions le démontre: une bonne sensibilisation et l'application plus sévère des règles de la sécurité routière déjà existantes rapportent des dividendes, en deniers publics et en vies sauvées.
Alors que le gouvernement manque de fonds pour remplir sa mission première en éducation et en santé, rien ne sert de lui trouver de nouvelles dépenses. On devrait plutôt commencer par accroître les patrouilles policières dans les secteurs névralgiques. Ce ne sont pas des radarphotos piqués le long d'autoroutes planes où les accidents sont rares, qui vont mettre hors d'état de nuire les cow-boys des artères secondaires ni les multirécidivistes de l'alcool au volant qui s'en donnent à cœur joie…