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Claude Feuiltault: du monde de l'assurance à la sauvegarde de la pêche sportive

par Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 17 mars 2008 à 5:40
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Claude Feuiltault: du monde de l'assurance à la sauvegarde de la pêche sportive
Claude Feuiltault, responsable de la Fondation de la truite mouchetée.
Claude Feuiltault: du monde de l'assurance à la sauvegarde de la pêche sportive
Cette semaine, j’ai rencontré un gars que je n’avais pas revu depuis une bonne quinzaine d’années. Claude Feuiltault est aujourd’hui responsable de la Fondation de la truite mouchetée. Certains d’entre vous vont sûrement le reconnaître, puisqu’il a été très actif socialement dans la région de Québec.
Québec Hebdo - Claude, ta feuille de route est impressionnante! Tu as passé 25 ans dans le domaine de l’assurance!
Claude Feuiltault - «En effet, 25 belles années comme courtier d’assurances. Quand j’ai quitté le domaine, ce fut en quelque sorte une première à Québec, car j’ai été à l’origine de la première vente d’un bureau d’assurance. Ça ne se faisait pas à l’époque. Donc, après avoir vendu mon bureau, j’ai gravité dans le monde des arts en étant copropriétaire de Galeries d’art avec mon bon ami, le peintre Christian Bergeron. Par la suite, après un séjour à travailler avec les Montagnais de Pointe-Bleue, j’ai joint la Fondation de la truite mouchetée et j’y travaille toujours. En fait, je pense que c’est ici que je vais terminer ma carrière.»
QH - Pendant toutes ces années, ton implication sociale a tout de même été importante à Québec!
CF - «J’ai été président de la 30e édition du Carnaval de Québec, en 1984, et j’ai assumé la présidence du conseil d’administration jusqu’en 1989. J’ai aussi été président du 10e Téléthon de la paralysie cérébrale. J’ai même vécu l’aventure de Rendez-vous 87, comme adjoint de Marcel Aubut. Comme tu peux le constater, ma vie extra professionnelle a toujours été bien remplie. Ça m’a apporté un bagage extraordinaire de connaissance et d’expérience, de même que de nombreux contacts qui m’aident à remplir ma mission à la Fondation.»
QH – Justement, quelle est la mission de la Fondation de la truite mouchetée?
CF - «Notre mission première consiste à assurer la pérennité de la truite mouchetée au Québec, afin que les générations futures puissent avoir le même engouement et le même plaisir que nous avons eu à pêcher ce poisson indigène. Nous finançons donc des doctorats et des maîtrises, en collaboration avec l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ces maîtrises et doctorats doivent comporter des projets élaborant des techniques d’aménagement de frayères.»
QH - Pourquoi plus spécifiquement les frayères?
CF - «Pendant des années, ici au Québec, on ne s’est pas préoccupé d’assurer la pérennité ou la survie du poisson. On pêche dans un lac et quand il n’y a plus de poisson, on change de lac tout simplement! Toutefois, rentabilité oblige, certaines pourvoiries privilégient la méthode facile du dépôt/retrait. On pêche mille truites, on en rajoute mille. Ce qui ne met personne à l’abri d’une contamination, comme cela est arrivé il y a quelques années alors que le gouvernement a obligé la destruction de 80 % des poissons en pisciculture. Heureusement, de plus en plus de pourvoiries et d’individus se tournent vers un organisme comme le nôtre, qui préconise l’aménagement de frayères.»
QH - Faites-vous un travail de sensibilisation auprès des jeunes?
CF - «Évidemment. Ça ne servirait à rien d’assurer la pérennité de l’espèce, s’il n’y a plus personne pour pêcher. D’autant plus qu’on sait que la pêche sportive au Québec génère des retombées de plus de 1 G$. Actuellement, le Québec compte 813 000 pêcheurs et les sondages indiquent que ceux qui ne pêchent pas, les 25/35 ans, le feraient si on leur offrait plus de facilités et d’occasions. Il y a donc un intérêt. C'est ce qui nous incite à multiplier nos visites éducatives dans les écoles et lors d’événements de rassemblements comme des salons ou des festivals.»
QH - Chez les jeunes quelle est votre clientèle cible?
CF - «Aujourd’hui, nous ciblons les élèves de 6e année. Selon certaines études et certains pédagogues, il appert que ces jeunes seraient plus communicateurs. Ils échangent plus avec leurs amis, leurs parents. Nous avons donc créé un nouveau programme en science et technologie d’une durée de 14 semaines. Nous allons le tester bientôt dans un certain nombre d’écoles et, par la suite, on l’espère, à la grandeur de la province.»
QH - Qu’est-ce qui t’anime dans cette mission à la Fondation de la truite mouchetée?
CF - «Ce que j’aime, en fait, c’est la nature! Je me sens aussi tellement redevable pour avoir eu tout ce plaisir et ces beaux moments depuis ma tendre jeunesse. J’ai vraiment profité de cette nature et cette faune québécoise, qu’aujourd’hui, je fais tout ce que je peux pour sensibiliser le plus de monde possible à cette richesse. Pour moi, c’est une belle fin de carrière et une merveilleuse retraite.»
Merci Claude Feuiltault pour ton magnifique travail. Notre nature québécoise a besoin d’hommes comme toi, pour sa protection et sa conservation. En terminant, je vous rappelle que pour lire, relire ou transmettre nos différentes chroniques, vous pouvez toujours consulter les archives de notre site Internet www.quebechebdo.com.
* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

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