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Exposition de finissants en ébénisterie

Éric Boucher par Éric Boucher
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Article mis en ligne le 12 mars 2008 à 13:18
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Exposition de finissants en ébénisterie
Martin Laflamme a restauré cette commode en merisier datant des années cinquante. «Selon les règles de la restauration, on doit modifier le moins possible le meuble d’origine», explique-t-il.
Exposition de finissants en ébénisterie
Les finissants en ébénisterie du Centre de formation professionnelle de Neufchâtel (CFPN) présentaient leurs œuvres, en fin de semaine dernière, à Place Fleur de Lys.
Les étudiants qui débuteront un stage de trois semaines en milieu de travail dans les prochains jours étaient visiblement fiers de leurs créations réalisées au fil des deux ans que dure le programme. Certains des finissants offraient leurs meubles en vente, d'autres, plus sentimentaux, avouaient avoir de la difficulté à se départir de leurs premières créations.

Les techniques de restauration, frisage, sculpture, marqueterie et de boiseries ornementales apprises pendant leur formation furent utilisées pour la réalisation de leurs pièces. L’exposition montée par les étudiants se tenait pour la première fois à Place Fleur de Lys.

Quelques enseignants en ébénisterie du CFPN, dont Bruno Levesque, se trouvaient sur place. Il estime qu’entre 80 et 100% de la cinquantaine de finissants pourront se placer. Les secteurs actuels d’embauche sont en ordre décroissant: le meuble commercial, la fabrication d’armoires, les miniséries, les escaliers, la restauration de meubles et la fabrication de meubles sur mesure.

«Seulement 20% du marché est du meuble de création. C’est souvent ce que les étudiants veulent faire. Les meilleurs vont réussir à se placer», estime M. Levesque.

Les salaires dans ce domaine tournent autour de 12$ l’heure. M. Levesque estime que cette faible rémunération pour une main-d’œuvre spécialisée s’explique en partie par l’absence d’une association professionnelle pour les ébénistes.

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