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François Guy Thivierge à l’assaut du toit du monde

Article mis en ligne le 7 mars 2008 à 11:50
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François Guy Thivierge à l’assaut du toit du monde
François Guy Thivierge pose son regard sur le toit du monde: l'Everest.
François Guy Thivierge à l’assaut du toit du monde
Passionné d’alpinisme et d’escalade, François Guy Thivierge s’apprête à réaliser un rêve, soit d'avoir l'opportunité de tenter l’ascension du mont Everest, plus haut sommet de la planète. Comptant parmi les ambassadeurs sportifs du 400e de Québec, le résident de Saint-Ferréol entend profiter de l'occasion pour faire flotter le drapeau des célébrations sur le toit du monde.
L’athlète s’envolera vers le Népal le 25 mars prochain, pour y vivre une expédition qui devrait durer 72 jours. «La plus longue que je n’ai jamais faite », assure-t-il. Pourtant, il n’en est pas à sa première expérience, puisqu’il revient à peine du Kilimandjaro au sommet duquel il a déjà planté le drapeau du 400e.

«J’ai environ 3 000 ascensions techniques à mon actif depuis 27 ans, la majorité sur corde», affirme M. Thivierge. Ce dernier est aussi fondateur de Roc Gym et de l’école d’escalade l’Ascensation de Québec, en plus de gérer le Circuit Canopy Canyon Aventure du Canyon Sainte-Anne et le site des Palissades de Charlevoix.
Préparation physique
Pour mettre toutes les chances de son côté, il s’est beaucoup préparé pour l’ascension de l’Everest. «J’ai monté le Mont-Sainte-Anne à peu près 80 fois depuis septembre dernier», dit-il. Il invite d’ailleurs la population à se joindre à lui. Il est tous les matins, dès 6 h, dans le stationnement à proximité des gondoles.
Il a aussi fait beaucoup de ski de fond et s’entraîne même avec des athlètes de renom comme Pierre Harvey et Guido Visser. En février dernier, il a même participé au Marathon de ski, pendant lequel il a franchi les 160 km du trajet d’un trait et de nuit, en compagnie de Pierre Harvey, Michel Leblanc et Daniel Banville.
Volet matériel
Toutefois, la plus grosse épreuve que M. Thivierge a relevée jusqu’à maintenant est d’avoir amassé les 100 000 $ nécessaires pour son expédition. «J’ai déjà monté la moitié de l’Everest», dit-il en rigolant. Ces fonds sont nécessaires pour la nourriture et l’équipement. Il emporte deux tonnes de bagages avec lui! Mais aussi pour les sherpas, les porteurs, l’oxygène, etc. Le sherpa qui l’aidera à atteindre le sommet situé à 8 850 mètres d’altitude s’appelle Nima Gombu et a déjà atteint le toit du monde une douzaine de fois.
Vers le sommet
M. Thivierge prévoit atteindre le sommet entre le 5 et le 20 mai, une période où il y a annuellement une fenêtre de beau temps. L’athlète ne part pas seul puisque le Montréalais Sébastien Audy tentera l’ascension avec lui. Le cinéaste Jean Bourgeault sera aussi de la partie jusqu’au camp de base. Ce dernier va filmer les alpinistes en action et ceux-ci transporteront une caméra avec eux jusqu’au sommet.
«Nous sommes en pourparlers avec une station de télé pour la production d’une émission sur notre expédition», lance M. Thivierge. En cours de route, le groupe aura peut-être la chance de croiser le trajet de la flamme olympique, puisque le gouvernement chinois a mobilisé pas moins de 250 sherpas pour que la flamme voyage entre le Népal et la Chine, par delà l’Everest.

* (Collaboration spéciale Mélanie Grenier, L'Autre Voix)

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