La venue des méthaniers dans le fleuve Saint-Laurent, une perspective qui semble se confirmer.
Les problèmes d'approvisionnement de Rabaska sur le point de se régler
Gazprom annoncera prochainement son intention d'approvisionner en gaz naturel liquéfié le terminal Rabaska.
C'est l'ambassadeur de Russie au Canada, Georgiy Mamedov, qui a candidement confirmé la nouvelle à une journaliste de Radio-Canada en marge d'une allocution devant le Conseil des relations internationales de Montréal.
Selon ce qu'a appris la radio d'État, c'est la participation de Gaz de France dans le projet de port Méthanier à Lévis qui a fait pencher la balance en faveur de Rabaska.
Il y a quelques semaines, l'abandon par Gazprom d'un projet d'usine de liquéfaction de gaz naturel sur les bords de la mer Baltique dans lequel Pétro-Canada aurait été partenaire avait mis fin aux espoirs des promoteurs du port méthanier de Gros-Cacouna de s'approvisionner auprès du géant russe.
Du côté de Rabaska, les attentes étaient plutôt dirigées vers la mise en exploitation du gisement Chtokman, sous les eaux de l'Arctique. Incidemment, au lendemain des confidences de l'ambassadeur de Russie au Canada, les agences de presse russes annonçaient la signature d'un partenariat entre Gazprom, la norvégienne StatoilHydro et la française Total pour la création d'une nouvelle compagnie, Shtokman Development AG, chargée de la mise en valeur du gisement Chtokman.
Les premiers mètres cubes de gaz naturel devraient être extraits en 2013. Selon les estimations de Gazprom, cette première phase d'exploitation permettra de produire annuellement 11 milliards de mètres cubes de gaz naturel destiné au réseau de pipelines européen, ainsi que 7,5 milliards de mètres cubes de gaz naturel liquéfié destiné, entre autres, au marché nord-américain.