«Notre région est la meilleure au Québec au point de vue économique et ce n'est pas par hasard, mentionne le député et ministre Sam Hamad. Des gens ont travaillé très fort pour nous amener là.» (Photo François Simard)
Le calme après la tempête pour Sam Hamad
Après un premier mandat pour le moins mouvementé et une campagne électorale au terme de laquelle il a perdu plusieurs collègues dans la région, le député de Louis-Hébert, Sam Hamad, a retrouvé tout l'aplomb qui avait fait de lui un candidat vedette du Parti libéral à l'élection de 2003. Et son retour au cabinet en tant que ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale n'est certainement pas étranger à ce regain de confiance et d'énergie.
«Je suis très à l'aise dans ce rôle que m'a confié le premier ministre, mentionne Sam Hamad, rencontré à quelques semaines du premier anniversaire de sa réélection. C'est un ministère qui est le reflet du Québec et qui offre l'opportunité de créer et de partager la richesse. C'est toujours encourageant d'aider des gens qui en sont en difficultés.»
Le ministre soutient que l'avenir du Québec et de son économie passe par l'emploi et à ce chapitre, il est particulièrement fier de la performance de la région de la capitale. «Le taux de chômage est à son plus bas et 25 000 nouveaux emplois ont été créés depuis 2007 ce qui est plus que la population de Cap-Rouge, précise-t-il. Nous avons le meilleur bulletin de toute la province.»
Malgré ses responsabilités ministérielles, Sam Hamad se fait un devoir de ne pas négliger les gens de Louis-Hébert qui lui ont accordé leur confiance pour un deuxième mandat. «Je suis avant tout le représentant des gens de mon comté et j'ai constamment une pensée pour eux, que ce soit dans les bons moments ou les moments difficiles, souligne-t-il. Quand je veux me ressourcer, je fais quelques activités avec des organismes du secteur. J'y rencontre des gens de bonne humeur et ça me ramène à la base.»
Ce dernier dit partager certaines des préoccupations de son collègue Philippe Couillard quant au traitement médiatique réservé aux organisateurs du 400e de Québec. «Je ne dis pas qu'il ne faut pas critiquer, mais il ne faut pas toujours mettre la loupe dur les bobos, mentionne-t-il. J'aimerais qu'on accorde au moins autant d'importance aux aspects positifs qu'aux problèmes. Je souhaiterais voir une plus grande fierté transmise dans les médias.»
Sam Hamad n'est pas surpris de la performance de son parti à l'Assemblée nationale malgré son statut minoritaire et de la hausse de la cote de popularité du premier ministre Jean Charest. Mais il admet sans détour que la faiblesse de l'opposition adéquiste leur a donné un bon coup de pouce.
«Nous avons compris le message et nous sommes à l'écoute de la population, explique-t-il. Nous gouvernons de façon responsable et transparente et je crois que les gens apprécient cette attitude.»
Dans sa circonscription, le député est particulièrement fier de l'essor fulgurant qu'a connu l'Hôpital Laval depuis quelques années et il assure que c'est loin d'être terminé. Mais c'est lorsque qu'il parle du chantier archéologique du parc Cartier-Roberval, un projet qu'il a largement contribué à mettre au monde, qu'on le sent le plus passionné. «C'est une des plus importantes découvertes archéologiques en Amérique du Nord, fait-il remarquer. Et c'est dans notre cour.»
Ce dernier n'est pas pressé de reprendre le porte-à-porte afin de tenter de conserver son siège de député mais il assure qu'il sera prêt quand le moment viendra. «Comme on le dit souvent, une campagne électorale débute le lendemain d'une élection, affirme-t-il. Nous avons une bonne équipe en place et nous serons prêts quand la situation se présentera.»