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Albert Falardeau: exemple de réussite en affaires comme dans la vie

par Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 25 février 2008 à 7:30
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Albert Falardeau: exemple de réussite en affaires comme dans la vie
Albert Falardeau a gravi les échelons jusqu'à la tête de Familiprix.
Albert Falardeau: exemple de réussite en affaires comme dans la vie
C’est en effectuant des rencontres comme celle de cette semaine que j’apprécie au plus haut point le privilège d’écrire cette chronique chaque semaine. Le moment passé avec Albert Falardeau, président du c.a. de Familiprix, a été fort enrichissant. Quel homme sympathique! D’une clairvoyance et d’un sens des affaires peu commun. Les quelques lignes qui suivent vous permettront de faire connaissance avec un autre gars de chez nous qui a réussi en affaires comme dans la vie.
Québec Hebdo – M. Falardeau, d'où êtes-vous originaire?
André Falardeau - «Je suis originaire de Sainte-Aurèlie, petit village de Beauce. Très jeune, j’ai déménagé à Saint-Romuald où j’y ai fait mes études primaires et secondaires. J’ai ensuite terminé un cours classique au Collège de Lévis, pour ensuite me diriger en pharmacie à l’Université Laval à Québec.»
QH - Pourquoi avoir choisi les études en pharmacie?
AF - «La pharmacie, ça fait partie des sciences de la santé et c’est ce qui m’a toujours intéressé. Ça me vient sûrement du côté de ma mère. Ma grand-mère maternelle était sage-femme et avait une connaissance incroyable des herbes médicinales. Quant à la bosse des affaires, cela me vient de mon grand-père paternel, qui possédait un magasin de meubles dans les années 1930 à Lévis. Je suis donc une espèce de mélange des talents de mes aïeuls. À la fin de mes études collégiales, j’avais à choisir entre la médecine, la pharmacie ou l’actuariat. J’ai choisi la santé et les affaires. Je ne l’ai jamais regretté.»
QH - Êtes-vous devenu très tôt propriétaire d’une pharmacie?
AF - «Immédiatement après les stages obligatoires, avec 3 000 $ en poche, j’ouvrais une première pharmacie dans un petit village que je connaissais peu, Saint-Paul-de-Montminy, il y a plus de 30 ans. Plus tard, je me suis associé avec d’autres pharmaciens et nous possédions un petit réseau de 14 pharmacies. Ç’a été une très belle association avec des gens honnêtes et respectueux. Certains se souviendront peut-être du groupe FALAMAR (Falardeau, Laporte, Marquis). Malgré notre excellente association, la situation a fait que nous avons dû nous séparer. Dans les années 1980, je me suis donc retrouvé propriétaire de cinq pharmacies, dont une à Québec.»
QH - Comment êtes-vous arrivé à la tête d’une entreprise comme Familiprix?
AF - «Fin des années 1970, j’étais membre d’un groupe réunissant plusieurs pharmaciens/propriétaires de Québec et du Bas-Saint-Laurent (Médicoprix). Je suis d’ailleurs le dernier des membres fondateurs présent. C’est en 1979 que ce groupe changeait son nom pour Familiprix. Quelques années plus tard, nous étions la première entreprise de pharmacies intégrées appartenant à ses pharmaciens propriétaires. Nous avons créé notre propre centre de distribution, ici même à Québec, dans le parc industriel Saint-Malo. C’était pour nous une grande fierté. En 2001, nous avons pris la décision de bâtir un nouveau centre administratif et de distribution sur la rue Armand-Viau, toujours à Québec. Après avoir passé quelques années au conseil d’administration et à la tête de différents comités internes, on m’a approché au début des années 2000 afin que je préside cette belle entreprise. J’avoue que c’est beaucoup de travail, mais combien stimulant et valorisant. J’essaie de donner aux pharmaciens-propriétaires les outils afin qu’ils demeurent ce qu’on a toujours eu comme objectif, être de bons pharmaciens de quartier.»
QH - Combien de pharmacies composent le groupe Familiprix?
AF - «Nous regroupons plus de 275 pharmacies pour un total de 250 pharmaciens membres. Au siège social et au centre de distribution, nous employons 225 personnes. Familiprix affiche un chiffre d’affaires de plus de 660 M$.»
QH – Pratiquez-vous toujours comme pharmacien?
AF - «Vous pouvez en être sûr. Pour moi, c’est ce qui est encore le plus important. Le contact humain, c’est ma drogue! Vous savez, le travail d’un pharmacien ce n’est pas juste de remplir une ordonnance. C’est davantage de prendre le temps de rencontrer les gens. De parler avec eux et d’essayer de satisfaire leurs besoins et de les rassurer. Il n’y a rien de plus gratifiant que ça. Personnellement, j’essaie d’être le plus présent possible dans mes pharmacies. Cela fait maintenant 32 ans que je suis implanté dans ma région et c’est derrière mon comptoir à rencontrer et écouter les gens que je suis le plus heureux. Quant à Familiprix, je ne l’ai pas tatoué sur mon corps… ça coule dans mes veines!»
QH – Que voilà un homme passionné et juste, à la tête d’une belle réussite québécoise. Chapeau! Si un jour vous passez par Saint-Paul-de-Montminy, arrêtez à la pharmacie et dites bonjour à Albert. Vous allez rendre un homme heureux!

* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

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