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Valoriser les poubelles québécoises

Des Congolais financent des projets de santé communautaire outre-mer

Véronique Demers par Véronique Demers
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Article mis en ligne le 18 février 2008 à 12:15
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Valoriser les poubelles québécoises
La directrice exécutive du CSCODI, Kaswera Vulere.
Valoriser les poubelles québécoises
Des Congolais financent des projets de santé communautaire outre-mer
Des ressources insoupçonnées traînent dans les déchets des Québécois. Katembo Kaluma et Kaswera Vulere ont vu rapidement le potentiel de ces articles jugés sans importance, mais ayant encore une vie utile.
Récupérer, trier, peser les objets, les mettre en ballots pour les envoyer vers le continent noir, principalement en République démocratique du Congo (RDC). Tel est le lot quotidien des responsables du Collectif de sensibilisation communautaire pour le développement intégré (CSCODI), dont le siège social est à Vanier.

«On ramasse les poubelles des ressourceries. Les articles qu'on trie sont en général de troisième main», indique le président du CSCODI, Katembo Kaluma.

Une fois arrivés à destination, ces objets sont vendus au marché, afin de permettre aux Congolais d'acheter, par exemple, de la nourriture ou d'avoir recours à des services médicaux.
Plaider la cause des plus pauvres
Vivant au Québec depuis huit ans, mais n'arrivant pas à trouver du travail dans leur champ d'expertise, Mme Vulere et M. Kaluma ont mis sur pied le CSCODI. Cela fera deux ans au mois de juin que l'organisme vient en aide aux moins nantis du Congo.
«Je suis allée travailler aux champs l'été à l'île d'Orléans. J'ai été préposée aux bénéficiaires et j'ai vécu aussi sur l'aide sociale», témoigne Mme Vulere, détentrice d'une maîtrise en santé publique.

«On doit payer pour le local et aussi pour les ballots. Il en coûte 35$ pour que chacun d'eux soit expédié au Congo. Le gouvernement du pays se fout du peuple. Mais nous, on veut plaider la cause des plus pauvres, des femmes et des enfants en particulier. De notre côté, on n'est pas arrivés encore à se payer un salaire. (…) On veut continuer de s'ouvrir à la communauté québécoise, il y a un besoin criant en Afrique», reconnaît Mme Vulere.
Jeunes bénévoles
Des bénévoles prêtent main-forte pour alléger la charge de travail des deux responsables, que ce soit des groupes scolaires ou des jeunes en réinsertion sociale.
«On nous envoie des jeunes de l'Autre Avenue qui sont en cure de désintoxication. Ils reviennent nous voir avec beaucoup de joie. J'ai appris qu'une jeune va retourner à l'école après avoir passé quelques mois comme bénévole», informe M. Kaluma.

À la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, une classe en CPC (cheminement particulier continu) fréquentant l'école Le Sommet, dans l'arrondissement de Charlesbourg, vient d'ouvrir un local de dépôt, afin de trier les articles reçus et les envoyer au CSCODI.
«Les élèves, les membres du personnel et la population sont invités à laisser à l'école les articles dont ils veulent se débarrasser, mais qui peuvent encore être utiles», annonce l'enseignante Christine Provencher.
Coordonnées du CSCODI: www.cscodi.org ou (418) 688-4328
La RDC en quelques faits
- Joseph Kabila en est le président depuis le 6 décembre 2006

- Le tourisme a été ravagé par les guerres civiles

- L'économie du pays a diminué considérablement depuis le milieu des années 1980 en raison des détournements de fond

- Pendant la guerre inter-africaine, de 1997 à 2005, 3,9 millions de Congolais sont morts de maladies infectieuses dues à la malnutrition et l'exode

- Le taux de mortalité infantile est passé de 125 pour 1000 en 1990 à 170 pour 1000 en 2000.

- En 2000, le risque de décès maternel sur la vie entière était de 1 sur 26.

(Références: sources Internet et Unicef)
«Le gouvernement congolais se fout du peuple, on veut plaider la cause des plus pauvres, des femmes en général»
- Kawsera Vulere

(Photos: Véronique Demers)

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lorraine légaré

Commentaire mis en ligne le 9 octobre 2008
Pouvez-vous me donner l'adresse pour y déposer des articles pour le Congo s.v.p.
Bravo pour votre dévouement
merci

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