Écartés de la Commission permanente des finances, les conseillers de l’opposition, Daniel Dupuis et Christian Thériault, verront ce comité disparaître à compter du 1er décembre 2009. (Photo Nicolas Bégin)
Abolition de la Commission permanente des finances
Au centre de vives discussions à L’Ancienne-Lorette, le maire Loranger a aussi décidé d’abolir sa fameuse Commission permanente des finances (CPF). Illégale pour certains, indispensable pour les autres, elle disparaîtra néanmoins le 1er décembre 2009.
Comme le mentionne son nom, ce comité travaille à «la surveillance et l’administration des affaires de la Ville». Les membres, c’est-à-dire Josée Ossio, André Laliberté, Louis Marcotte et Robert Gosselin, obtiennent en ce moment 1050 $ par mois. C’est sans parler de leur salaire de base de conseiller.
D’ailleurs, dès l’entrée en vigueur de la réforme, les six élus de district, de l’opposition ou non, recevront une rémunération de base de 8 000 $, au lieu de 5 202 $.
C’est bien beau parler de ladite Commission permanente des finances, encore faut-il en connaître la nature et l’objectif. «La Commission permanente des finances sert à débroussailler les dossiers avant de les voir arriver au conseil», explique M. Loranger.
Ce comité, légal selon lui, a vu le jour à la suite de la reconstitution de L’Ancienne-Lorette, en 2006. Les conseillers de l’opposition se mandataient ni plus ni moins de détruire la ville, justifie le maire. «Le prochain conseil devra décider s’il en veut une.»
Preuve d’inutilité
Selon le conseiller Christian Thériault, M. Loranger vient par contre de prouver de façon accablante l’inutilité de la Commission.
«Il considère que la Ville n’a pas besoin de ça pour fonctionner, explique-t-il. Ça servait à quoi pendant les quatre autres années si ce n’est que de donner un gros bonbon à ses conseillers à lui? Il vient de prouver que c’est complètement inutile. C’est juste une manœuvre pour payer sa gang 12 500 $ de plus.»
«C’est de la foutaise, commente son confrère Daniel Dupuis. La Commission permanente des finances, c’est uniquement pour donner une rémunération raisonnable à son équipe et pénaliser les gens de l’opposition. C’est aussi pour nous cacher de l’information parce que nous on (l’opposition) n’a pas le droit de siéger aux réunions avec les fonctionnaires. Quand on veut avoir de l’information, il faut vraiment creuser.»