Les dépôts à neige de la Ville de Québec débordent actuellement.
L'ancienne carrière pressentie comme dépôt à neige
Exaspérés par les énormes tas de neige soufflés par les équipes de déneigement de la Ville de Québec en façade de leurs maisons, plusieurs citoyens de l'arrondissement Beauport ont proposé une solution au problème de saturation des dépôts à neige. Pourquoi ne pas utiliser l'ancienne carrière de Ciment Saint-Laurent, à la sortie de la rue Labelle?
Interrogé à savoir si ce site pourrait servir de solution de dépannage, le président de l'arrondissement Beauport, André Letendre, a souligné au Québec Hebdo que les élus étaient effectivement à la recherche de nouveaux sites. Toutefois, il n'était pas encore question d'utiliser cet endroit pour le moment.
«Cette carrière appartient à l'entrepreneur René St-Pierre, qui s'est porté acquéreur de toutes les infrastructures de Ciment Saint-Laurent, il y a quelques années. Il possède un permis pour y déposer des matériaux secs. Le choix d'un nouveau site pour un dépôt à neige doit répondre à des normes d'urbanisme et du ministère de l'Environnement. Il faut dire aussi qu'il y a au fond de cette carrière un étang assez important, qui s'écoule vers le fleuve. Donc, pour le moment, ce site ne fait pas partie des possibilités à court terme pour la Ville. Sinon, j'en aurais entendu parler», a affirmé M. Letendre.
Courses sur glace annulées
Par ailleurs, le choix du site de l'ancien centre commercial des Galeries Sainte-Anne à d'Estimauville comme nouveau dépôt à neige, mardi dernier, a coupé l'herbe sous le pied des organisateurs du Grand Prix Canac-Marquis de courses sur glace. L'activité, qui devait avoir lieu à cet endroit, le samedi 23 février, pour une troisième année consécutive, est annulée.
«On a bien essayé de tenir notre bout avec la Ville, mais on a reçu un téléphone du maire Régis Labeaume à l'effet que ce terrain vacant représentait l'endroit le plus facile d'accès pour les camionneurs. Devant la pression exercée par les citoyens qui ne veulent plus de neige sur leurs terrains, on a vite compris que M. Labeaume n'avait vraiment pas le choix de nous sortir du site. Même si cela faisait au moins un mois que nous y travaillions pour glacer la piste. De nombreuses entreprises avaient déjà confirmé leurs commandites et plus d'une cinquantaine de pilotes étaient attendus», a confié Éric Bisier l'un des organisateurs.