La pratique de la motoneige est encore tolérée dans cinq parcs nationaux du Québec sur 22, soit les parcs du Mont-Tremblant (85 km de sentiers), de Plaisance (6,5), d'Oka (2,0), du Mont-Orford (1,5) et des Monts-Valin (25 km).
Bisbille autour des motoneiges dans les parcs
La pratique de la motoneige est actuellement tolérée dans plusieurs parcs nationaux du Québec. Or, selon les conseils régionaux de l'environnement (CRE), Nature Québec et Aventure écotourisme Québec (AEQ), la pratique de la motoneige est incompatible avec la préservation de l'intégrité des parcs nationaux du Québec.
Ces organismes tenaient dernièrement une conférence de presse en appui à l'intention de la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), Line Beauchamp, de ne plus tolérer cette pratique au-delà de 2009. Dès lors, on appliquera rigoureusement le règlement sur les parcs déjà existant.
Les motoneiges et les véhicules récréatifs motorisés (VRM) sont, selon eux, une source importante de pollution non compatible avec la mission des parcs et avec les autres clientèles qui les fréquentent. De plus, ils affirment que ces activités sont une nuisance sonore, fragmentent les territoires et endommagent les sols et les milieux fragiles tels les marais, marécages et tourbières qui s'y trouvent.
Le député péquiste de Chicoutimi, Stéphane Bédard, n'a pas tardé à prendre la défense des clubs de motoneiges. Il estime que ces mesures pourraient avoir un impact important sur l'économie des régions, dont celle du Saguenay-Lac-Saint-Jean. À son avis, la ministre, toute montréalaise qu'elle est, ne peut en saisir l'impact.
Michel Bélanger, président de Nature Québec, répond que: "parler de menace pour une industrie de 700 M$, alors qu'il ne s'agit de déplacer que 120 kilomètres de sentiers dans un réseau qui en compte plus de 33 000, relève de la démagogie". Il rappelle que la politique sur les motoneiges (mars 2002), ainsi que le règlement qui interdit la fréquentation des parcs par les motoneiges et autres véhicules hors route (2000), ont été adoptés par le parti de M. Bédard.