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La patience du maire mise à l'épreuve

François Simard par François Simard
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Article mis en ligne le 7 février 2008 à 14:01
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La patience du maire mise à l'épreuve
Le maire Régis Labeaume du répondre à plusieurs questions lors de la dernière séance du conseil municipal. (Photo archives Québec Hebdo)
La patience du maire mise à l'épreuve
Le maire Régis Labeaume a constaté, lundi soir dernier, qu'il n'aurait peut-être pas les coudées aussi franches qu'il le voudrait pour imprégner sa couleur au fonctionnement de la Ville de Québec. Lors de la séance du conseil, il a dû répondre à plusieurs questions quant à des engagements pris au cours des derniers jours, notamment la subvention de 150 000$ versée pour le projet du centre des sciences de Lévis.
Régis Labeaume a essuyé sa première salve après qu'il ait annoncé la nomination à son cabinet de Francine Laurent qui agira à titre de responsable du développement économique. «Le respect de cet engagement électoral me fait très plaisir et sa présence sera extrêmement payante pour la Ville de Québec», a-t-il souligné.

Le chef de l'opposition, Jean-Marie Matte, a semblé surpris de cette annonce et il a mentionné qu'il ne connaissait pas Mme Laurent avec qui il siège pourtant au conseil d'administration de Pôle Québec Chaudière-Appalaches. Quant au conseiller Patrick Huot, il s'est demandé si cette dernière ne viendrait pas recouper ce que fait déjà le Service du développement économique.

«Rien ne change dans la machine mais la différence c'est que je fais une priorité du développement économique, a répondu le maire. Ça va pousser pas mal plus fort et ça va aller pas mal plus vite.»

Certains conseillers trouvent justement que Régis Labeaume est un peu vite en affaires et ils lui ont clairement signifié. Plusieurs ont déploré qu'il ait décidé de verser une subvention de 150 000$ au projet de centre des sciences de Lévis sans faire valider auparavant sa décision par le conseil municipal.

«Nous vivons toutes sortes de problèmes à Québec, a mentionné Jean-Marie Matte. On coupe dans les arrondissements et dans les districts et on se permet de donner de l'argent à une autre ville. Vous êtes comme un père de famille qui coupe dans l'épicerie et qui s'en va au coin de la rue payer la traite à ses chums.»

«Aujourd'hui c'est 150 000$, demain ce sera peut-être plusieurs millions, a ajouté le conseiller Alain Loubier. Ce qui est en cause, ce n'est pas le projet, mais la façon de gérer du maire. Quand on veut aider des projets, il y a des façons de faire à la Ville de Québec.»

Visiblement irrité par toutes ces remarques, Régis Labeaume a réitéré son désir de passer à l'action quitte à pousser un peu la machine. «L'argent qu'on met là-dedans c'est pour nos enfants. Il ne faut pas faire de démagogie avec ça», a-t-il tranché.

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