Le funiculaire de Québec vu du Petit-Champlain.
Le funiculaire parmi les attraits de Québec
Un brin d'histoire avec la Société historique de Québec
Il y a toutes sortes de monuments dans une ville. Un funiculaire, que ce soit à Paris, à Berne, à Salzburg, à Pittsburg ou à Québec, c’est aussi un monument. Une structure qui est à la fois un moyen pratique de transport, un atout patrimonial et un attrait touristique. Le funiculaire de Québec célèbre, cette année, son 129e anniversaire puisque c’est en 1879 que fut inauguré le premier. Car, il y en eut plusieurs.
C’est le 15 avril 1879 que commencèrent les travaux, initiative d’un citoyen du nom de William Griffith. Et, c’est au cours du mois de novembre que l’ascenseur commença à fonctionner, reliant la terrasse Dufferin à la rue Petit-Champlain. Il était à ciel ouvert et mu par un système à vapeur. Fonctionnant à l’eau, selon le principe du contre-poids, la structure comprenait des cabines toutes pourvues, sous leur plancher, d’un réservoir qui se remplissait ou se vidait. Il y avait, à la base, un contenant de 10 000 gallons et un autre de 5 000 gallons à l’autre extrémité.
En 1908, un changement survint: une compagnie se forme et devient propriétaire du funiculaire, de la maison Louis-Jolliet qui l’avoisine et d’un terrain adjacent. Le système à vapeur est remplacé par l’électricité et on ajoute un toit aux cabines. Signalons que le tout – rails et planchers – était en bois.
En 1948, un incendie éclate et des réparations doivent être effectuées. On changera le bois pour du métal, plus précisément de la tôle galvanisée. Ce système fonctionna jusqu’à 1974 alors qu’un bris se produisit, nécessitant des travaux considérables. La famille Armstrong, propriétaire depuis quinze ans, avait acheté l’installation et les véhicules de M. Harold Braff qui, lui-même, les avait acquis de Robert Kernan.
En 1978, M. Jean-Guy Armstrong, avec la collaboration du ministère des Affaires culturelles, développe de façon considérable le site du funiculaire. Non seulement change-t-il le funiculaire, mais il restaure aussi la maison adjacente consacrée au souvenir de Louis Jolliet, à qui un monument commémoratif, avoisinant l’ensemble, est dédié. Parcs Canada et la Ville de Québec contribuèrent également au développement et à la mise en valeur de cette partie de la terrasse Dufferin, lieu d’arrivée – ou de départ – du funiculaire.
En 1996, c’est la catastrophe! Un accident survient et une personne perd la vie. Il faudra encore faire des travaux avec le résultat heureux qu’on connaît aujourd’hui. Des vitres panoramiques, un service régulier et efficace, une vue imprenable sur le Saint-Laurent et la région font de ce coin de Québec un lieu privilégié et très recherché.
* (Collaboration spéciale de Monique Duval)