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Des virus pour détruire des bactéries résistantes aux antibiotiques

Article mis en ligne le 6 février 2008 à 10:00
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Des virus pour détruire des bactéries résistantes aux antibiotiques
Une équipe de chercheurs du Département de biochimie et de microbiologie de l’Université Laval et du Centre de recherche en infectiologie du CHUL (CHUQ) vient d’obtenir 1,5 M$ pour évaluer le potentiel des phages – des virus qui s’attaquent spécifiquement aux bactéries – pour lutter contre la pneumonie d’origine bactérienne. Ce type de pneumonie est l’une des maladies respiratoires les plus répandues sur la planète et sa résistance croissante aux antibiotiques en rend le traitement de plus en plus difficile.
Cette subvention des Instituts de recherche en santé du Canada constitue la plus importante somme accordée par l’organisme dans le cadre de son programme visant à stimuler la recherche de solutions de rechange aux antibiotiques. Elle souligne le rôle de chef de file que jouent l’Université Laval et le Centre de recherche en infectiologie dans la lutte aux maladies résistantes aux antibiotiques et dans la recherche sur les phages. L’Université Laval possède d’ailleurs la plus importante collection publique de phages au monde.

Les travaux de cette équipe multidisciplinaire seront dirigés par les professeurs Sylvain Moineau, du Département de biochimie et de microbiologie de l’Université Laval, Marc Ouellette, du Centre de recherche en infectiologie (CRI), et Michel G. Bergeron, directeur scientifique du CRI.

La résistance aux antibiotiques est devenue un problème de santé publique de plus en plus préoccupant au cours des dernières années. Au Québec, les données les plus récentes indiquent que 22 % des bactéries responsables de la pneumonie sont résistantes à la pénicilline. Plusieurs souches de cette bactérie sont maintenant résistantes à trois, quatre, voire cinq classes d’antibiotiques et ce processus de multi-résistance semble vouloir s’accélérer. Le même phénomène s’observe partout à travers le monde.

Plus d’un million de personnes, en majorité de jeunes enfants de pays en développement, meurent chaque année des suites d’une pneumonie d’origine bactérienne.

* (Source: Département de biochimie et de microbiologie, Faculté des sciences et de génie, Université Laval)

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