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Une pratique qui demeure encore marginale

Dossier spécial: Donner son corps à la science (2 de 4)

Karine Bouchard par Karine Bouchard
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Article mis en ligne le 5 février 2008 à 5:55
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Une pratique qui demeure encore marginale
Dossier spécial: Donner son corps à la science (2 de 4)
On donne de tout dans la vie : de l’argent, des meubles, des vêtements et parfois même ses organes. Mais donner son corps, une fois toute parcelle de vie éteinte, demeure une pratique extrêmement marginale au Québec.
C’est l’Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale qui gère le don des corps à la science pour l’ensemble du territoire québécois. Selon les statistiques de l’agence, datant de 2006, quelque 1 406 cartes de don de corps ont été distribuées à l’échelle provinciale, dont 202 dans la seule région de Québec. Une augmentation substantielle depuis 2004, où à peine 550 cartes avaient trouvé preneur.

Cinq institutions d’enseignement québécoises ont reçu des corps humains aux fins d’enseignement, toujours au courant de l’année 2006. Le Collège Rosemont, l’Université Laval, l’Université McGill, l’Université de Sherbrooke ainsi que l’Université de Montréal ont en tout obtenu un nombre total de 196 corps admissibles.
Procédures à suivre
Ne lègue pas qui veut son corps à la science. Huit critères peuvent conduire à un refus du don. En 2006, 193 cadavres n’ont pu être acceptés par les différentes institutions d’enseignement.
Une personne désirant donner son être doit préalablement faire connaître son intention avant son décès, soit en signant une carte de Don de corps pour l’étude de l’anatomie, par l’entremise d’un document, ou encore un testament.

Il arrive également que des corps dits «non réclamés» soient donnés aux diverses institutions d’enseignement. Sur les 196 cadavres acheminés aux établissements d’enseignement, 41, soit 21 %, étaient en réalité des corps non réclamés, selon les statistiques de 2006.

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