Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Les opposants à Rabaska ne jettent pas l’éponge

par
Voir tous les articles de
Article mis en ligne le 1 février 2008 à 15:30
Réagissez à cet article
Les opposants à Rabaska ne jettent pas l’éponge
La coalition «Stop au méthanier» compte marteler un aspect du projet pouvant irriter la population: la défiguration d’un paysage patrimonial parmi les plus significatifs au Québec. (Photo Eric Boucher)
Les opposants à Rabaska ne jettent pas l’éponge
Tous les astres semblent alignés pour le projet Rabaska. Mais, malgré la décision favorable du BAPE, la gifle à la Commission de protection du territoire agricole, dessaisie du dossier, et le décret gouvernemental, les opposants n’abandonnent pas l'ambition de faire mourir le projet de port méthanier à Lévis. Une énième coalition lançait cette semaine le manifeste «Stop au méthanier».
Après avoir exploité, avec un succès mitigé, l’impact environnemental du projet, la nouvelle coalition nationale semble vouloir seller de nouveaux chevaux de bataille afin de mobiliser la population contre Rabaska. On s'appuie sur les revirements dans les dossiers du Suroît et du Mont-Orford. Les préoccupations touchant la sécurité, la préservation d’un paysage patrimonial significatif et l'approvisionnement énergétique sont au cœur de la nouvelle démarche visant à secouer l’opinion publique.

Le ton était donné dès le début de la conférence de presse par Yves St-Laurent, porte- parole du collectif Stop au méthanier (SAM). «Combien d’habitations auraient dû être évacuées si la rupture récente d’une des canalisations de la raffinerie Ultramar à Lévis s’était produite sur une des conduites du futur terminal méthanier?», a-t-il questionné.

Un des sous-titres du manifeste du collectif remis lors de la conférence de presse est révélateur lui aussi: «Nous chérissons la vie à tout prix…».

Le lieu choisi pour la conférence de presse nationale, à l’observatoire du 31e étage de l’édifice Marie-Guyart, n’était pas innocent non plus. On pouvait y admirer de l’autre côté du fleuve, la beauté du site menacé par l’implantation du terminal méthanier.

Selon la coalition, seule l’opinion publique pourra faire plier le gouvernement libéral qui a tout mis en œuvre pour la réalisation du projet. Arthur Sanborn, de Greenpeace, estime «qu’il n’est pas trop tard, surtout que des projets comme Grande-Baleine et Suroît avaient été autorisés par décret avant que l’opinion publique ne fasse reculer le gouvernement. D’autant plus, que le fédéral n’a pas encore donné son aval au projet.»

Selon André Belisle de l’AQLPA, tout l’argumentaire du projet est basé sur une série de demi-vérités et sur le travail de centaines de lobbyistes à la solde des promoteurs. Il affirme que le travail du commissaire du BAPE a été escamoté parce que la prémisse était biaisée. «Au lieu de se demander si nous avons besoin de ce projet, on devrait voir s’il respecte les normes en vigueur. On a besoin de plus de logique et moins de politique», ajoute-t-il.

La coalition demande également que la Régie de l'énergie se penche sur le dossier. Une option écartée par le gouvernement libéral. «Nous nous donnons une super structure et quand elle pourrait vraiment être utile nous ne l’utilisons pas, affirme M. Sanborn. C’est un leurre que d’essayer de faire croire que le gaz de deux terminaux méthaniers (Rabaska et Cacouna) ne servira qu’à la consommation nationale. Il faudrait convertir tout ce qui fonctionne à l’électricité au Québec, au gaz. Le gaz de ces terminaux est destiné à l’exportation en Ontario et aux États-Unis.»

Alors que le Canada est le troisième producteur mondial de gaz naturel, et sous prétexte d’assurer la sécurité énergétique nationale, la coalition a de la difficulté à comprendre en quoi un terminal méthanier à Lévis dépendant du gaz russe est une meilleure option qu’une dépendance au gaz de l’Ouest canadien.
Appui incertain
Si la coalition reste déterminée, rien n'assure que la population embarquera dans cette énième cavale? Selon Marie-Christine Patry, une ex-résidente de Beaumont, dont les résidents étaient des plus rébarbatifs au projet, beaucoup de citoyens de l'endroit ont avalé la pilule depuis et souhaitent passer à autre chose. Selon elle, «plusieurs d’entre eux, commenceraient même à être fatigués des sparages des groupes environnementaux».

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Eric Barnabé

Commentaire mis en ligne le 5 février 2008
Les anti-Rabaskans, peuplade vivant à Beaumont, ne voient pas assez grand. Il faudrait aussi fermer la rafinerie Ultramar. Bon, l'utilisation du méthane à la place du mazout permet de réduire les GES du tiers, mais c'est dangereux, ça saute partout sur la planète. Selon les anti-rabaskans, l'explosion sera 5 fois plus grande qu'Hiroshima (25 km carré contre 5 km carré pour Hiroshima).

La construction d'un port méthanier met aussi en lumière un autre danger extrème: la rafinerie d'Ultramar qui produit du pé-tro-le. Il y a risque d'explosion, le train a déraillé 2 ou 3 fois au moins et, dans les derniers jours, un déversement de 190,000 litres a eu lieu.

Je suis convaincu que les anti-rabaskans sont d'accord avec moi lorsque je prétend qu'il faut fermer la rafinerie d'Ultramar dans les plus brefs délais. De toute façon, ils ont sûrement tous des voitures 100% électrique, même si elles coûtent 5,000$ à 10,000$ de plus que leur 4x4, qu'ils n'utilisent pas de poêle à combustion lente qui provoque des épisodes de smog hivernal et qu'ils produisent tous leur électricité, leur chauffage et eau chaude naturellement comme l'éolienne ou les panneaux solaires. Sans compter le fait qu'ils produisent tous leurs aliments pour ne pas que leurs aliments fassent le tour de la planète avant d'être livrés à leur épicier par camion.

Grâce aux anti-rabaskans, je constate qu'on peut très bien aussi nous passer de l'essence et du diesel. Pourquoi attendre, les anti-rabaskams ont raison. Détruisons toutes nos voitures et ressortons les chevaux.

Oups, les animaux produisent le tiers des GES de la planète. On n'en sortira donc jamais. J'ai la solution !!! Abattons tous les animaux de la planète et nous réduirons les GES du tier. Nous pourrons ainsi utiliser le port méthanier sans danger pour l'environnement, puisque c'est l'environnement qui la première préoccupation des anti-rabaskans.

Eric Barnabé

Chez nos voisins


La question du net

  • «Participerez-vous aux activités entourant la présentation à Québec de la finale de la Coupe Vanier?»
  • Oui
  • Non