Veut-on passer pour des caves?
On devrait lire et relire ce qui a été écrit par Pierre Laviolette et Marc Dubuc, dans la lettre de SPQ Libre (spqlibre.org). «Le Québec est le cordonnier mal chaussé du monde du transport. Nous ne construisons pas de voitures, nous n'extrayons pas de pétrole, mais nous produisons de l'électricité et de l'aluminium à bas coût et nous avons développé l'expertise pour construire des wagons de métro et de chemins fer à la fine pointe de la technologie moderne, que nous exportons! Dans ces trois domaines, nous exportons des emplois! Nous nous appauvrissons donc par les deux termes de l'échange, autant par nos importations que par nos exportations! Ces simples faits nous dictent notre programme économique, qui est aussi un extraordinaire programme environnemental et qui constituerait notre apport à lutte planétaire contre les changements climatiques.»
Une fois qu'on a compris et constaté la véracité de ces faits là, comment peut-on laisser Jean Charest et Mario Dumont appuyer le fameux projet RABASKA de Lévis? Leur soif des milliards énergétiques de Calgary et d'Harper va-t-elle aller jusqu’à faire de la pointe de Lauzon et de notre région le plus gros garage de gaz du monde? Qui a besoin de ça? Risquer de détruire la géographie de la région de Québec avec des projets de développement non durable, que les villes américaines de la côte Atlantique refusent, les jugeant inappropriés et polluants, n’apparaît pas très brillant.
Prioriser l'économie veut-il dire que les Québécois seraient assez «gnochons» et caves, pour initier une telle bavure parce que c'est ce qu'on a trouvé de mieux, pour faire de l'argent: Entreposer et servir du gaz russe aux Américains pollueurs pour qu’ils continuent à détruire la planète et à rire de nous?
J'ai choisi moins riche mais moins cave!
André Marceau, Québec