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Un réseau remet le troc sur la carte à Québec

par Karine Desbiens
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Article mis en ligne le 1 février 2008 à 7:00
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Un réseau remet le troc sur la carte à Québec
Luce Théberge, qui a eu l'inspiration de trouver le nom du système d'échange «Les Don'Heures», en compagnie de Johanne O'Brien et de Micheline Laliberté, les deux cofondatrices du SEL de la Capitale. (Photo Karine Desbiens)
Un réseau remet le troc sur la carte à Québec
Il y a longtemps, plus une personne avait d’amis, plus elle était riche. C’était à l’époque où le troc était utilisé comme monnaie d’échange. Aujourd’hui, nous sommes (pour la plupart) esclaves du système financier. Comme les temps changent!
À Québec, des actions récemment entreprises risquent de faire retourner ce balancier, notamment avec le Système d’échange local (SEL). Ce réseau bénévole d’échanges de services, appelé «Les Don’Heures», desservira la grande région de la Capitale. Il a vu le jour lors du Salon «1 000 et une solution pour nous et la planète», au début de janvier. Cette journée réunissait 35 exposants qui offrent, dans leur travail, des solutions écologiques.
Invitation de Chantal Lacroix
C’est lors de l’émission <@Ri>90 minutes de Bonheur<@Ri>, animée par Chantal Lacroix, que l’histoire du SEL a commencé. C’est plus particulièrement le reportage portant sur le réseau d’échange «Les Échang’heures» de Saint-Basile-le-Grand, en Montérégie, qui a amené l’animatrice a lancé un appel à d’autres régions à créer leur propre réseau.
À la suite de cette invitation, Micheline Laliberté et Johanne O’Brien ont eu un élan du cœur et ont vite remis leur candidature parmi une quinzaine d’autres personnes. Selon l’animatrice-vedette, leur dynamiste et la rapidité à laquelle elles ont réussi à réunir dix personnes en seulement 24 heures, ont fait d’elles deux candidates de choix.
Fonctionnement
Le principe de cet échange (SEL) est simple. Les participants s’inscrivent, déposent un montant de 18 $ et reçoivent six «Jetons du bonheur» qui équivalent à 6 h de services. Ce petit jeton, utilisé comme symbole d’échange, ressemble à un 25 cents et porte des inscriptions en temps, allant de 15 à 60 minutes. Les services offerts sont multiples: de la coiffure à l’aide à l’accouchement en passant par le massage.
«Nous ne sommes pas encore constitués comme un organisme sans but lucratif, l’argent (le 18 $) sert à gérer l’organisation», tient à préciser madame Laliberté, une des deux cofondatrices du SEL, ajoutant que ce montant est remis dans le cas où les heures ne seraient pas utilisées.

Les gens qui viennent ici sont là pour «relationner», rappelle Mme Laliberté, qui a d’ailleurs consacré une bonne partie de sa carrière dans les domaines des communications et des relations publiques.

Selon madame Laliberté, le SEL devrait amener plus de liens. «Autrefois, on savait qu’on pouvait compter sur les membres de sa famille. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas; les familles sont moins nombreuses tandis que certaines ont des membres éparpillés, parfois dans plusieurs coins du monde», croit Mme Laliberté.
Prochaine année
D’ici un an, Mmes Laliberté et O’Brien souhaitent que la moitié des 67 municipalités de Québec aient leur petite cellule de «Jetons du bonheur». «Nous rêvons aussi que dans les régions du Québec, il y ait des conseils d’administration qui se forment avec des piliers qui se pencheront sur ce qu’on fera avec le budget (celui accumulé par les inscriptions).» Parmi les projets, elle lance comme idée ce qui se fait déjà en Europe, le prêt sans intérêt qui pourrait servir par exemple à démarrer une entreprise.
Pour plus d’informations, on peut communiquer au 418-861-DONS (3667), ou se rendre à l’adresse lesdonheures.macommunaute.net

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