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Louis-José Houde est dans une classe à part

Frédérick Masson par Frédérick Masson
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Article mis en ligne le 31 janvier 2008 à 11:19
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Louis-José Houde est dans une classe à part
Avec Suivre la parade, Louis-José Houde confirme sa place dans le firmament des humoristes québécois. Dès son entrée sur scène, le public l'acclame dans un tonnerre d'applaudissements. Et ce, avant même qu'il ouvre la bouche.
Les attentes étaient élevées. Très élevées. C'est ce qu'on peut dire d'un spectacle qui, avant même qu'il soit entièrement rédigé, compte plus de 100 000 billets vendus. Peut-on appeler ça de la pression? Oui!

À cet égard, l'humoriste aurait pu jouer la carte de la prudence en présentant au public la bonne vieille recette, celle-là même qui a permis à son premier spectacle de mériter quatre prix au Gala des Olivier 2003. Mais l'homme aujourd'hui âgé dans la trentaine choisit plutôt de partager quelques bribes de sa vie. Tel un joueur de poker, il pousse tous ses jetons au centre de la table dans un «all in» convaincu. Et il remporte aisément la main.

D'entrée de jeu, Louis-José Houde s'élance dans un feu d'artifice de mots. Sautant d'une phrase à l'autre, il partage avec le public ses nombreuses malchances. «Tout ce que j'achète, pète!», comme il se plaît si bien à le dire. Entre deux appels à Tony, un personnage à la fois homme et femme – c'est selon l'humeur de l'artiste, il raconte ses aventures avec une porte française (vendue par un anglophone), une laveuse frontale en fugue et une imprimante qui a eu l'honneur de terminer sa vie dans la rue.

Toutefois, c'est en deuxième partie que le principal intéressé joue le tout pour le tout. D'abord en racontant le divorce de ses parents qui, après 36 ans de mariage, ont choisi d'emprunter des chemins différents. «Quand tu fais le voyage Montréal-Québec, tu t'arrêtes pas pisser à Saint-Nicolas», image-t-il.

Visite ensuite dans une clinique d'avortement, où l'humoriste et son ex-copine se retrouvent à la suite d'une grossesse non préméditée. À la fois touchant et empreint de vérité, ce numéro aurait pu casser le rythme. Mais il n'en est rien. Bien au contraire. Le Houde nouveau, avec un humour délicat et des mots bien placés, livre avec brio un monologue qui réussit, sans ne rien banaliser, à décrocher de nombreux fous rires.

Un spectacle qui mérite d'être vu… plus d'une fois. Avis aux intéressés, de nouvelles représentations sont annoncées du 24 au 27 septembre à la Salle Albert-Rousseau.

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