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Un outil de mobilisation des forces du milieu

Politique de reconnaissance et de soutien aux organismes de Sainte-Foy–Sillery

François Simard par François Simard
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Article mis en ligne le 30 janvier 2008 à 16:28
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Un outil de mobilisation des forces du milieu
Le directeur de la Division de la culture, du loisir et de la vie communautaire et la présidente de l'arrondissement de Sainte-Foy–Sillery, Pierre Lafleur et Francine Bouchard, estiment que cette politique était attendue des organismes. (Photo François Simard)
Un outil de mobilisation des forces du milieu
Politique de reconnaissance et de soutien aux organismes de Sainte-Foy–Sillery
Virage majeur pour les artisans des milieux communautaires, culturels et sportifs de Sainte-Foy–Sillery ; les élus de l'arrondissement ont adopté cette semaine une «Politique de reconnaissance et de soutien aux organismes» misant sur un partenariat plutôt qu'un simple encadrement. Plus de 90 regroupements ou associations profiteront de cette nouvelle approche qui était fort attendue.
«Nous avons décidé d'adopter la politique en séance spéciale parce que ça marque vraiment un tournant pour tous les organismes du secteur, explique la présidente de l'arrondissement de Sainte-Foy–Sillery, Francine Bouchard. Ça méritait d'être souligné de façon particulière en dehors du cadre habituel.»

Cette dernière ne cache pas que la mise en application de cette politique mettra fin à un certain sentiment de frustration de la part de quelques organismes qui se sentaient un peu négligés par les autorités municipales. «C'était une belle occasion d'harmoniser nos pratiques sur tout le territoire et de simplifier la procédure, tant pour les organismes que pour nos employés municipaux», précise-t-elle.

Le directeur de la Division de la culture, du loisir et de la vie communautaire à l'arrondissement, Pierre Lafleur, se réjouit de l'aboutissement de cette démarche à laquelle il a été associé de près. «C'est une toute nouvelle approche basée sur le partenariat qui est beaucoup mieux centrée sur les préoccupations des organismes et la population en général, souligne-t-il. Auparavant, les organismes étaient plus encadrés que soutenus, mais nous avons décidé de miser sur une plus grande complicité.»

La réflexion ayant mené à la «Politique de reconnaissance et de soutien aux organismes» s'est véritablement amorcée par une première consultation des principaux intéressés en novembre 2006. Ces derniers ont d'ailleurs été étroitement associés à la démarche.

Deux catégories d'organismes sont reconnues dans le cadre de cette politique soit les «partenaires» qui interviennent dans un quartier ou sur l'ensemble du territoire de l'arrondissement, et les «associés» dont le rayon d'action dépasse le secteur mais auxquels l'arrondissement souhaite collaborer.

«Nous avons beaucoup simplifié la procédure, affirme Pierre Lafleur. Dorénavant, la reconnaissance sera continue et pourvu qu'ils respectent certaines règles, les gens n'auront donc pas à faire de nouvelles demandes à tous les ans. Il y a beaucoup moins de mesures de contrôle et la tarification de fonctionnement a aussi été assouplie.»

Les organismes reconnus bénéficieront donc d'une multitude de ressources à l'arrondissement, que ce soit pour des conseils et des références, des locaux et du matériel, la diffusion de leurs activités, du soutien à la formation et même de l’aide financière.

Pierre Lafleur souligne que sur les 539 activités différentes offertes dans la récente programmation des loisirs de l'arrondissement pour l'automne et l'hiver, plus de 90% sont encadrées par des organismes. «Ça rejoint environ 30 000 clients annuellement, chiffre qui est en constante progression depuis 2002, souligne-t-il. Il ne faut pas oublier que nous pouvons compter sur plus de 1000 bénévoles dans l'arrondissement. Une politique comme celle-là aura certainement pour effet de motiver ceux qui travaillent déjà très fort, mais elle pourrait aussi inciter certaines personnes à s'impliquer.»

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