Des bénévoles scrutés à la loupe…
L’année 2008 a commencé sous le signe de la mesquinerie au conseil de quartier de Loretteville. En effet, lors de l’assemblée publique de janvier, le citoyen Guy Leclerc s’est interrogé à savoir pourquoi les élus en place ne respectaient pas le règlement qui stipule qu’un administrateur ne peut plus siéger s’il s’est absenté plus de trois fois consécutives.
Qui visait-il ainsi? Robert Martel, le co-fondateur et premier président de ce même conseil de quartier. Élucubrations, direz-vous? S’il ne vise pas Robert Martel, pourquoi Leclerc n’a-t-il pas dénoncé une administratrice qui avait manqué cinq assemblées consécutives?
Parce que Guy Leclerc est plus qu’un simple spectateur aux assemblées. Il est de tous les déplacements du conseiller municipal Raymond Dion et cette administratrice avait appuyé publiquement la candidature de monsieur Dion à la dernière élection!
Ainsi, la visibilité médiatique qu’a reçue Robert Martel durant son périple de 800 km à Compostelle, tout comme son élection au poste de commissaire d’école et sa nomination au comité exécutif ont-elles inquiété le conseiller qui sait très bien qu’il va revoir le candidat Martel à la prochaine élection municipale.
Je ne renie pas le fait que j’ai raté ces séances du conseil; j’ai toujours motivé mes absences liées exclusivement à Compostelle et à ma nomination de commissaire. Toutefois, j’ai continué de travailler avec rigueur et vigueur, notamment, en consultant et conseillant les citoyens lésés par un futur développement d’habitations dans le boisé de la Colline. D’ailleurs, mon intervention musclée au conseil d’arrondissement m’a valu une lettre de blâme au président du conseil de quartier. Qui en était le signataire? Raymond Dion.
Même si les autres administrateurs du conseil de quartier reconnaissent que l’emphase doit être mise avant tout sur la loi du gros bon sens et sur une interprétation souple du règlement sur l’absentéisme des bénévoles, je vais jouer selon le livre et j’annonce aujourd’hui ma démission.
Je poserai ma candidature au même poste dès le mois de mars, quand la population lorettevilloise sera invitée à choisir ses administrateurs pour le nouveau mandat du conseil de quartier de Loretteville.
- Robert Martel, citoyen engagé dans la communauté lorettevilloise