Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Économie
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Récession américaine: quelles conséquences pour le Québec?

Jean-Pascal Lavoie par Jean-Pascal Lavoie
Voir tous les articles de Jean-Pascal Lavoie
Article mis en ligne le 17 janvier 2008 à 12:26
Soyez le premier à commenter cet article
Récession américaine: quelles conséquences pour le Québec?
Des files que l'on ne devrait pas voir devant les bureaux de chômage cette année.
Récession américaine: quelles conséquences pour le Québec?
La récession guette les États-Unis. Certains affirment que c'est déjà le cas, d'autres la prédisent pour plus tard au courant de l'année. Puisque ce n'est qu'après coup que l'on sait si nous avons traversé une récession, qui se définit par deux trimestres de décroissance économique consécutifs, il faudra attendre encore un peu pour savoir qui avait raison. En attendant, on peut s'interroger sur l'effet des déboires de l'économie américaine sur le Québec.
Tout d'abord, si nos voisins traversent une période difficile, ils seront moins friands de nos exportations, qui souffrent déjà des crises des secteurs manufacturier et forestier, en plus de la force du dollar canadien. Le gouvernement Charest, qui a admis cette semaine que la perspective d'un ralentissement important de l'économie américaine n'augure rien de bon pour le Québec, n'a toutefois pas l'intention de modifier son plan de match en matière économique.

Lorsque notre principal client achète moins, il faut se tourner vers d'autres acheteurs et c'est ce que le Québec devra faire en développant de nouveaux marchés pour ses exportations, soutient le premier ministre.

La dernière récession au Canada et au Québec en 1990 et 1991, engendrée par des taux d'intérêt élevés, des politiques monétaires anti-inflationnistes et la récession américaine, avait eu des conséquences sévères sur le marché de l'emploi en particulier. Les exportations vers les États-Unis avaient dégringolé, tout comme les ventes de biens durables, comme les maisons. Ce n'est que lorsque l'économie américaine reprit du poil de la bête que la nôtre suivit.

À l'époque, les industries québécoises n'avaient donc pas réussi à développer de marchés alternatifs pour leurs exportations. Le pourront-elles aujourd'hui? Ça reste à voir.

«Ce sera encore difficile pour le secteur manufacturier qui, pour toutes sortes de raisons, n'a pas profité de la force du dollar canadien pour moderniser ses installations et équipements», a prédit Paul Daniel Muller, président de l'Institut économique de Montréal, à un parterre de gens d'affaires lors de la conférence Perspectives 2008 de la Chambre de commerce de Québec.

Tous s'attendent d'ailleurs à une baisse du taux directeur de la Fed aux États-Unis, suivie dans une moindre mesure par la Banque du Canada. Toutefois, tel que le rapportait le Globe and Mail cette semaine, il semble que les banques canadiennes seraient tentées de ne pas diminuer d'autant les taux qu'elles chargent aux consommateurs afin de renflouer leurs coffres mis à mal par la crise du crédit hypothécaire, ce qui réduirait l'effet de levier que ces mesures ont normalement sur l'économie.

Pour ce qui est de la valeur du dollar canadien, M. Muller croit qu'elle demeurera à parité avec le dollar américain puisque «nos exportations pétrolières continueront d'augmenter, tout comme celles des métaux de base, nos taux d'intérêt resteront plus élevés que les taux américains et la situation financière du Canada est généralement bonne.»
Et Québec?
La région de Québec traversera peut-être l'année dans une espèce de bulle, moins affectée par les soubresauts de l'économie américaine que pourraient l'être des régions manufacturières comme la Beauce ou l'Estrie.
D'abord, avec les festivités du 400e et l'afflux attendu de touristes, les choses augurent plutôt bien. «Il y a un risque d'une diminution de touristes américains advenant une récession aux États-Unis et le maintien d'un dollar canadien fort, mais l'effet serait marginal puisque cette clientèle ne représente que 8% de la clientèle touristique de la région», affirme M. Muller.

Du côté du marché du travail, Québec est encore offrant et ses entreprises attirent. «On parle même de pénurie de main-d'oeuvre, indique l'économiste de l'IEM. Le taux de chômage est presque à un niveau plancher et pourrait difficilement diminuer davantage.»

Le virage économique entrepris par la région plaide également en sa faveur. «Le côté menaçant de l'Asie cède maintenant la place à des opportunités énormes, conclut M. Muller. Les entreprises oeuvrant dans des secteurs autres que manufacturiers peuvent tirer leur épingle du jeu.»

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Croyez-vous que l'amélioration des conditions de travail à la Ville de Québec peut se faire sans hausse de taxes foncières ni coupure de services?
  • Oui
  • Non